336 ASTRONOMIE, Liv. III.
moins oblique íur l’horizon qu’en automne ; auiïi est-cedans le printemps que M. Caífini découvrit ôc annonçacette lumière , qui avoit déja été soupçonnée ôc apper-çue par Childrey , un peu avant le printemps.
II résulte aussi de la position de l’atmosphère du soleil ,que la lumière zodiacale doit être plus élevée fur l’ho-rizon le matin que le soir au solstice d hiver ; ôc cela estconfirmée par le plus grand nombre des observationsde la lumière zodiacale Ensin, il fuit de la même théo-rie que les plus grandes largeurs apparentes de la lumièrezodiacale doivent avoir lieu lorsque la terre est situéeà 90 degrés des nœuds de l’équateur solaire, ou à j S10 degrés ôc n s 10 degrés de longitude, parce qu’alorsle cercle équatorial du soleil doit paroître plus large àl’œil qui est élevé de 7 degrés -j- fur le plan de ce cer-cle ; cela est encore vérifié par les observations de lalumière zodiacale. ( Voyez AI. de Mairan, pag. 1 2 J*,dr suìv. ).
849 ' M. Euler , ( Mémoires de Berlin 1746 , pag:2 ZF ) , convient avec M. de Mairan que l’atmosphèredu soleil doit être très-applatie vers les pôles , ôc sortétendue autour de l’équateur du soleil, précisément commeM. Cassini ôc M. de Mairan représentent l’atmosphèresolaire , dans laquelle ils placent la lumière zodiacale ,ôc il trouve extrêmement vraisemblable que cette lumièrezodiacale doive en effet son origine à l’atmosphère dusoleil, qui doit être répandue principalement autour del’équateur solaire.
La lumière zodiacale a une augmentation de densitéen approchant du soleil, qui répond assez bien à l’étatoù doit être l’atmosphère du soleil. Quand cette lumièrecommence à paroître, ce n’est au premier coup d’œilqu’une lueur blanchâtre presque imperceptible , fort sem-blable à la voie lactée , une clarté, mal terminée, quise confond avec celle du crépuscule naissant, peu éle-vée sur, l’horizon , ôc allant toujours en se dégradantjusqu’à une sorte de pointe ou de sommet, qu’on y dé-mêle quelquefois en forme de cône, de conoïde ou de
fuseau ,