4oô ASTR/ONOMIE, Liv. IV.
tes à avoir dans l’efpace de quelques heures un chan-gement de déclinaison , d’où il résulte une correctionsemblable à celle que nous venons de calculer pour lesoleil ; il est vrai que cette équation peut devenir beau-coup plus grande pour les autres planètes ; mais ce n’estpoint un obstacle à Inexactitude de la méthode , dès qu'on,connoîtra exactement la différence de déclinaison d’unjour à 1 autre. On peut connoître cette différence pardes hauteurs méridiennes observées deux jours de fuite,ôc même par le calcul des tables qui est suffisammentexact , pourvu qu’on le fasse en secondes ; car une minuted’erreur fur le changement de la déclinaison en 24 heu-res , produiroi-t près dune seconde de temps fur l’équa-tion des hauteurs correspondantes , dans l’exemple quenous avons donné (928.).
9 37* La lune même pourroit s’observer par le moyendes hauteurs correspondantes ; car les tables soi.it assezexactes pour donner à une minute près le changementdiurne en déclinaison , sur-tout étant corrigées par lesobservations que l'on fait presque tous les jours à Paris :il est vrai que le calcul en est extrémêment long , aussine doit-on choisir cette méthode que dans le cas oùl’on est dépourvu de tout autre moyen pour observerles longitudes,ou pour déterminer les lieux de la lune;maisj’ai vu des circonstances où l’on a regreté de ne s’êtrepas servi des hauteurs correspondantes de cette planète.
9^8- On trouvera ci-après une table de l’équationdes hauteurs correspondantes pour chaque demi-heure ,c’est-à-dire, pour des hauteurs prises à 2h, à 2^7, ôte.jusqu’à six heures , fous la latitude de Paris : cette tablea été calculée en partie par M. l’Abbé de la Caille,( Ephem. IV. pa%. xlvi. ), & en partie par moi. Elle neva pas au-delà de six heures , par ce que les Astronomesn’ont pas coutume de choisir rie si grands intervalles detemps, mais j’indíquerai bientôt la maniéré d’y suppléer( 945 ) ; ^u reste c’est ordinairement à 9 heures du matin& à 3 heures après midi, que nous prenons des hauteurscorrespondantes du soleil ; plus près du midi elles au-