'Equation du Temps. 431
pour chaque seconde de diminution de l’obliquité desécliptique , ce qui fait 1 sec. de temps dans l’efpaced’environ 71 ans ; il seroit aisé de s’en assurer en cal-culant la différence entre £> ôt E A ( fig. 23. ), lors-que ES de 46 deg. 7 : car cette différence est alors de2 deg. 28 min. 24 sec., 8 ; en supposant sangle E de23 deg. 28 min. 20 sec., ce qui fait 9 min. 53 sec.,7 de temps ; on aura une équation plus petite quandon diminuera sangle E , son en trouve la différencedans les tables du soleil.
9 7 O. On n’avoit jamais employé dans sastronomied’autres élémens pour l’équation du temps , que lesdeux quantités dont nous venons de parler, parce qu’onne connoissoit pas d’autres sources de différences entrel’ascension droite vraie Ôt la moyenne , que séquationde sorbite ôt sobliquité de sécliptique ; mais depuisque M. Euler ôt M. Clairaut ont eu calculé les déran-gemens que causent dans le mouvement réel de la terre,ôt par conséquent dans le mouvement apparent dusoleil, les attractions de la Lune, de Vénus ôt de Ju-piter, ôt que M. Bradley a eu découvert séquationde la p récession en ascension droite , ou la secondepartie ae la nutation, dont nous parlerons dans le XVII eLivre; ces petites équations ont dû produire une troi-sième partie dans séquation du temps , car elles affec-tent l’ascension droite vraie du soleil sans affecter l’as-cension droite moyenne ; ainsi il en résulte une inégalitédans la différence de ces deux ascensions droites quiforme séquation du temps. Ces inégalités , lorsqu’elíesfont accumulées , peuvent monter à 38 sec. j-; car il ya 10 sec. 9 qui viennent de sattraction de Jupiter 1 5sec. 2 pour celle de Vénus, 8 sec. 4 pour celle dela lune , ôt 3 sec. 9 pour la nutation ; tout cela peutfaire 2 sec. -f de temps, ainsi il y a des des circonstan-ces où son ne doit pas les négliger ; on en verra lacause ôt le calcul dans les livres XVII ôt XXII,où il s'agira de la nutation ôt de sattraction ; il suffitici d’en être prévenu.