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Tome premier.
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508
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5oS ASTRONOMIE, Liv. V.

Fig. 45. raison, disent-ils, étoit que Vénus 6c Mercure n'a-voient jamais éclipsé le soleil , ce qui devoir arriver íi.ces planètes étoient, auslì bien que la lune, plus bassesque le soleil. Ce système fut soutenu par Thé on dans;son Commentaire fur l’Almageste ( 1 . IX.c. 7 ), ôc en-suite par Géber ( Afironomìa , 1 . VII. c. i. ) ; c’est le seul,entre les auteurs Arabes qui se soit écarté du systèmede Ptolomée , dont les ouvrages formoient toute Gastro-nomie de ce temps-là ( 380 ).

S j flème des Egyptiens .

1065* Ees premiers observateurs remarquèrent cer-tainement que Vénus ne s’écartoit jamais du soleil qued environ 45^ , mais il étoit. très - naturel de croire queft elle eût tourné comme le soleil autour de la terre,elle auroit paru très-fouventopposée au soleil, ou éloignéede lui de 180 0 ; aussi les Egyptiens imaginèrent queV énus devoit tournes autour du soleil comme dans unépicycle , au moyen de quoi ils expliquoient très-bienpourquoi elle paroissoit plus ou moins brillante danscertains temps, fans jamais cesser d’accompagner,le so-leil ; 6c il en étoit de même de Mercure. C’est Macrobequi raconte avec éloge ce sentiment des anciens Egyp-tiens , ( in Somn. Scip. lib. I. cap. 19 ) ; mais ce qu’ilajoute que presque tout le monde ado p toit le systèmequ’il vient d’expliquer , perfuasto ifìa convaluit , & abomnibus pane hic or do in ufum receptus efì , se rapporte ,ce me semble , au système de Ptolomée.

Cicéron en faisant parler Scipion sur le système dumonde , paroît dire que les orbites de Vénus ôc de Mer-cure accompagnent ôc suivent le soleil ; hune ut comitésfecjuuntur. Veneris a/ter , alter Mercurii cursus ( Somn. Scip. ).Le P. Riccioli ( Almag. I. 493 ), avoit d’abord pensoque Cicéron 6c Platon avoient supposé avec les Egyp-tiens que Mercure ôc Vénus tournent autour du soleil ;mais ensuite (II. 28 i ), le P. Riccioli dit qu’après avoirmieux examiné la chose , il croit que Cicéron 6c Platon