Sjstbne des Égyptiens. j’o ca-
ssent point sait tourner Vénus ôc Mercure autour dusoleil. Macrobe dit que Platon mettoit le soleil immé-diatement au - dessus de la lune , mais que Cicéron ,avec Archimède ôc les Caldéens , le plaçoient au-dessusde Mercure ôc de Vénus.
Vitruve dit formellement que Mercure 6c Vénus en-tourent le soleil, ôc tournent autour de son centre, cequi produit leurs stations ôc leurs rétrogradations appa-rentes ( Archit. liv. IX. c. 4. ) ; en sorte qu’on peut leregarder comme un des anciens qui ont soutenu ce íystêmedes Egyptiens.
IO 66. Martianus Capella, auteur que l’on croieavoir vécu dans le cinquième siècle , développe encoremieux ce système , ôc il y a un chapitre exprès de sesmélanges, page 289 , dont voici le titre : Quod tellus nonJit centrum omnibus planetis ; il explique très-bien dans cechapitre que les orbites de Vénus ôc de Mercure n’en-vironnent point la terre , mais seulement le soleil quiest au centre de leurs cercles ; que ces planètes fontquelquefois au-delà du soleil, quelquefois en-deçà ; quedans le premier cas Mercure est moins éloigné de nousque Vénus , que dans l’autre il est plus loin de nous.
( Alartiani Minet Felicis Capeline Carthagìnienfs viri pro-conjularts fatyricon , in quo de nuptiis Philologue & Mer-curït , libri duo , & de feptem artibus liberalìbits , libri fin -gularcs. Lttgd. Bat. 1 y y p. 336 pag. in-8° ).
Le vénérable Bede , qui écrivoit en Angleterre versl’an 720 , dans le livre qui a pour titre, de Mundi cce-lefis ac terreftris Confitutione , ôc qui se trouve au pre-mier tome dé ses ouvrages , explique ce système fortclairement ; enfin il a été adopté en 1634 par Argoli,dans son Pandofum fphnericum , c. y C’est pourquoi leP. Riccioli l’appelle syfème des Egyptiens , de Vitruve ,de Capella , de Macrobe , de Bede & d’Argoli ; d’autres-le nomment encore syjìeme de Cicéron & de Platon , maiscela est douteux comme nous venons de le dire. Cesystème des Egyptiens fut le principe des belles idées ■dé Copernic fur le système général du monde : indé-