D u Syjleme de Copernic. 517
même en décrivant des cercles qui font tous de gran-deurs différentes , à moins qu’on n’y appplique des in-telligences conductrices, (Ricrìoli , Almag. nov. II.
248 ), qui seroient occupées fans cesse à empêcher l’effetdes loix du mouvement qui font établies d’ailleurs danstoute la nature.
1074 * Le P. Riccioli, ( Almag. T. I. p. ji.)n’oppose rien à tout cela, lì ce n est les passages del’Ecriture-Sainte , où il est dit que le soleil se leve ôcse couche ; nous verrons bientôt qu’il n’y a rien danscette façon de parler qui ne soit facile à expliquer( 1100). Le même auteur, {T. 11 . p. 409. & fmv .},propose ensuite 77 argumens contre le mouvement dela terre , & réfute 49 argumens qu’il suppose que l’onpeut faire en faveur du système de Copernic : de toutesles preuves qu’il produit contre le mouvement de laterre, les seules qui me paraissent mériter quelque con-sidération , se réduisent toutes à l’argument de Ptolo-mée, ( Almag. lìb. I. c. 7 ), que Buchanan a exprimddans les vers fui vans ;
, Ipí'se etiam voíucres tranantes aëra Icní
Remigio alarum, celeri vertigine terra;
Abreptas gemerent sylvas, nidoíque tenellâ
Cum sobole, 8c carâ forsan cum conjuge ; nec se
Audcrct zephiro folas conimittere turtur. Sphœrœ , L. L
« Les oiseaux dans les airs, verraient la terre &
» les forêts fuir fous leurs pieds ; ils verraient leurs» nids, leurs petits, & peut-être leurs femelles entraî-» nés par le mouvement diurne de la terre vers l’o-» rient ; la tourterelle isolerait jamais s’éloigner de» la surface de la terre par la crainte de perdre fa» demeure ».
I 07 5 • Copernic, ( l. 1 . c. 8. ), Rothman dans une Rcp&nseréponse à Tycho , Képler, ( Epit. L I. p. 134.), Ptolo-mée lui-même y ont déja répondu ; il est impossibleque des corps terrestres , &: que l’atmosphère de laterre, qui depuis tant de siècles tiennent à la terre,