D u Syjlcme de Tycho-B rahe. 52 j*
>j la huitième sphère , la plus éloignée de toutes, ôc» qui renferme toutes les autres, aient le centre de» leur mouvement vers la terre ; les cinq autres planè-» tes tourneront autour du soleil comme autour de leur» chef ôc de leur Roi , ôc le soleil sera sans cesse au» milieu de leurs orbes, qui raccompagneront dans son» mouvement annuel.... Ainsi le soleil sera la règle» ôc le terme de toutes ces révolutions ; ôc comme» Apollon au milieu des Muses, il réglera seul toute» l’harmonie céleste de ces mouvemens dont il est en-» vironné ».
IO 87 - En même temps que Tycho regardoit lemouvement de la terre comme un paradoxe de théo-logie ôc de physique, il reconnoissoit son utilité eit-astronomie , comme on peut en juger par ce qu’il en ditdans ses progymnasmes, ( T. 7 . pag. 66 1. ) : « J’avoue ,» dit-il, que les révolutions des *:inq planètes que les» anciens attribuoient à des épicycles, s’expliquent aisé-» ment ôc à peu de frais, par le simple mouvement de» la terre ; que les anciens mathématiciens ont adopté» bien des absurdités 6c des contradictions que Coper-» nie a sauvées, ôc qu’il satisfait même un peu plus*» exactement aux apparences célestes ». Mais 011 voltensuite que Tycho regardoit le témoignage de l’Ecri-ture-Sainte comme le plus grand obstacle au système deCopernic ; nous ferons voir bientôt combien ce scrupuleétoit mal fondé (1100).
108 8- On volt encore dans une lettre de Tychoà Rothmann , mathématicien du Landgrave, en datedu 21 Février 1 589 , ce que pensoit Tycho du systèmede Copernic : « Lorsque je traiterai, dit-il, ex profejso ,
» des mouvemens célestes, je ferai voir que mes hypo-» thèses satisfont exactement aux apparences célestes,
» qu’elles font de beaucoup préférables à celles de Pto-» lomée ôc de Copernic, ôc s’accordent mieux avec la» vérité ; mais si elles vous déplaisent si fort, si vous» aimez mieux faire tourner la terre ôc les mers accom-» pagnées de la lune, par un mouvement annuel ; ôc don-