I
%
yiS ASTRONOMIE, L i v. V.
» ner un triple mouvement à un corps simple & uni-» que ; fi vous voulez que cette terre, quoique fi peu» propre au mouvement, & si fort au-deffous des astres,» soit cependant portée elle-même comme un astre dans» la région éthérée, vous êtes bien le maître... . Mais» n’est-ce pas confondre les choses d’ici-bas avec les» choses célestes , ôt renverser de fond en comble» tout l’ordre de la nature ? Ne vous y trompez pas«cependant, en croyant que Copernic ait suffisamment« répondu aux absurdités physiques qui résultent de son» hypothèse : je vous démontrerai quelque jour que» tout ce que vous dites pour la défendre , ne suffit*> pas pour mettre la chose hors de doute ; vous êtes« encore moins recevable dans Tinterprétation que vous» donnez des passages de TEcriture qui font contrairesp à votre système , &c. ». ( Epìjì. ajiren. pap. 147 ),.
Tycho s’essorce ajprs de prouver à son ami queTEcriture-Sainte est incompatible avec le système deCopernic ; nous en traiterons en réfutant le P. Riccioli,qui de tous est celui qui a le plus fait valoir .cetteobjection ( 1100) .
1089* Longomontanus , astronome célèbre quivécut pendant dix ans chez Tycho -Brahé à Uranibourg,dont Tycho fait mention d’une maniéré honorable, ôcqui contribua à sédition de ses (Euvres , ne put se ré-soudre à admettre tout-à-fait le sentiment de Tycho ;il admit le mouvement de rotation, ( AJìronomia Danica ,pag. 1 6 1.220.), pour éviter de donner à toute la ma-chine céleste cette vitesse incroyable du mouvementdiurne , qui par sa force centrifuge difpeiseroit bientôtles étoiles & les planètes , à moins qu’on ne supposâtles cieux solides *( 1073 ) , comme le P. Riccioli estobligé .de le faire , ( Âlmag. novum II. 288 & 289 ) , oudes intelligences conductrices. 11 en est de même d’Origandans Tépître dédicatoire de ses éphémérides, & d’Ar-goli dans son Pandoftum , c. 5. II y a moins de diffi-cultés à proposer contre ce système, que contre celui de
Tycho-Brahé ;
I