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Tome premier.
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Objections contre le mouv. dé la Terre. J 3 3

mouvement annuel de la terre. Cometas infuper cahtuseonfpeâlos & in Jolis oppcstto versantes , motui terra nonreddi obnox'm ,. quamvis non in tantum dijìent ut plané isevanefcat , Jtcut in Jìxis jit fyderibus ; Copernicanam quoqueajsumptionem in mot u terra collabejcere. ( Epifìola aflron.pag. 149). II paroît même que dan? le temps où Tychosongea en 1 582 à former une hypothèse pour expliquerla proximité de Mars à la terre , la raison qui lui fitrejetter le système de Copernic , fut que les comètesne paroissoient point affectées par des inégalités appa-rentes , telles qu’il devoit y en avoir st la terre avoireu un mouvement annuel : cette raison étoit graveassurément ; si elle eût été vraie , elle eût été sans ré-plique , mais Tycho avoit observé peu de comètes;s’il eût vu celle de 1681,, dont la route est si compli-quée & si bizarre en apparence , que M. Cassini en sicdeux comètes différentes , mais devient une courbeexacte ôc régulière quand on tient compte du mou-vement de la terre ; s’il eût vu ces comètes- dont laroute tortueuse est représentée avec la derniere préci-sion par une seule courbe décrite autour du soleil,& combinée avec le mouvement de la terre, commeon le verra dans le livre XIX e , il eût changé proba-blement de langage , & ce qui fut pour lui une raisonde rejetter le système de Copernic, en eût été au con-traire la plus forte démonstration; •

I 097 * Tycho étoit obligé, pour faire tourner lesplanètes autour du soleil , d imaginer une espèce deforce centrale , ou de tendance vers cet astre : « Quelle» est } je vous prie, écrit-il à Rothmann, ( Epijì. aflron.» pag. 148. ) la matière ténace, par laquelle certains» corps, comme le fer ôcTaiman, s’uniffent & se cher-» chent mutuellement, malgré les corps même inter-» posés ? Si cela a lieu naturellement dans les corps» terrestres inanimés, pourquoi ne l’imagineroit-on pas' » dans les corps célestes, que les Platoniciens & les» Philosophes les plus sages ont regardés comme étant,» pour- ainsi dire, animés ou doués d’une vertu divine :