Galilée obser-ve les phasesde Vénus.
604 ASTRONOMIE, L 1 v. V.
est fort court, ce n’est, pour ainsi dire, aue l’instantoù le mouvement direct ayant diminué de plus en plus,est enfin nul, avant de devenir rétrograde.
Des Fhajes de Vénus & de Mercure , & de leursplus grandes digressions.
1194* Galilfe regarda autrefois la découverte desphases ( a ) de Vénus comme une des preuves les plussatisfaisantes qu’on pût donner du fystcme de Copernic ,c’est pourquoi j’ai cru devoir en parler à la fuite de cesystème.
II est évident que si les planètes inférieures , Mer-cure & Vénus , tournent autour du soleil, elles doi-vent avoir des phases aussi bien que la lune, & paroîtrepresque toujours ou entammées, Gibbojœ , ou en crois-sant , ainsi que la lune , avant & après les conjonctions& les oppositions ( ; 6) ; la grande lumière de Mercureôt de Vénus empêchoit autrefois qu’on ne pût apperce-voir ces phases ; la découverte des lunettes d’approchequi écartent les rayons étrangers, & rendent les objetsplus terminés , fit voir à Galilée les phases de Vénusen 1610. Képler s’en servit aussi bien que Galilée, pourprouver que Vénus tournois autour du soleil, ( F.pitome ,pag. f 3 (f): Marius observa aussi les mêmes phases dansMercure, ( Ricc. Almag. L pag. 4 F 4 ) , ôt plusieursautres après lui.
II 95 * Lorsque Vénus , après fa conjonction infé-rieure , brille avant le lever du soleil, on lui donne lenom de Phojphire ( b ) ou celui de Lucifer.
Qualis ubi oceani perfusus Lucifer unda,
Quem Venus ante alios ailrorum diligit ignés,
Extulit os sacrum cœlo , tenebrasque resolvir. JEn. VIII. s 8p.
Lorfqu’elle brille le soir après le coucher du soleil ,
(*) V. l’e'tymologie de ce nom, art. ;6.
( b ) 4>»5, Lumen, <pífa, porte*.