Des phases de Vénus & de Mercure , 6o$
on lui donne le nom d’Hefper , ïmifoç , qui indique lecouchant; on la voit dans ces deux cas, même avecdes lunettes qui n’ont que deux pieds , en forme decroissant, dont les cornes font toujours opposées au so-leil. Après avoir passé fa plus grande digression , elletend à fa conjonction supérieure ; ôc comme alors ellese trouve par-delà le soleil , nous voyons plus de lamoitié de son disque , elle paroît comme la lune quandelle approche de son plein : lorsque Vénus est au pointle plus éloigné de son orbite , elle doit nous paroîtrepleine ôc ronde , mais il est difficile de l’appercevoiralors , à cause de son éloignement ôc de la trop grandelumière du soleil , près duquel elle paroît ; cependantM. de la Hire a observé Vénus dans fa conjonctionsupérieure.
I J p6. C’est dans les plus grandes digressions deVénus ôc de Mercure au soleil , que ces planètes sontles plus dégagées des rayons de cet astre, ôc qu’on ale plus de facilité pour les observer , parce qu’on lesvoit alors assez éloignées du soleil pour qu’elles soientsur l’horizon long-temps après son coucher, ou avantson lever. Les plus grandes digressions , ou distances Des plusapparentes de Vénus au soleil, suivant Ftolomée , sont fissions d'cde 44 0 25' à 47 0 33', dans les différentes positions de Vénus & deVénus ôc de la terre ; ôc celles de Mercure sont entre Mercure *
1 6° 8' ôc 28° 37% ( Ftolomée, Almag. XII. />. j). ) :suivant nous, les plus grandes digressions possibles de Vénussont entre 4.4? 57^ ôc 47 0 48^ ; celles de Mercure en-tre 170 3 6' ôc 28° 20' ; la différence entre ces plusgrandes digressions de Mercure en différens temps, vientde la grande inégalité de ses distances au soleil, qu’onverra dans le livre suivant , lorsqu’il sera question deson excentricité ( 1 278 ) cette excentricité étant les -A- desa distance moyenne au soleil, la distance aphélie ôc ladistance périhélie doivent être fort différentes.
I I 97. II y a des temps où Vénus est si brillante Vénus visiblequ’on la voit en plein jour à la vue simple ; j’en ai été dejour&àiatémoin en 1750, ôc tout Paris étoit alors dans Téton- vuesim . le *