2 TRAITÉ DU FLUX
dans mon AflronomU , où je n’ai pu parler que très-fuc*cinctement ae cette matière, Tom. III, liv. XXII, art.Z 590 ôt íuiv. édit. de 1771.
2. Mais avant que d’entrer dans ce dtStail, il fera Donde parcourir l’histoire de nos connoissances, ôt les ideesdes Philosophes à ce sujet ; je donnerai ensuite le détaildes phénomènes, d'après les plus exactes observations,(art. 54. ôt suiv.) enfin , l’explication de ces divers phé-nomènes fondée fur les attractions de la lune ôt du so-leil, que je tâcherai de présenter de la maniéré la plusclaire ôt la plus satisfaisante. Je supposerai toutes les pro-positions de théorie ôt de calcul qui font démontréesdans mon Agronomie ; mais je donnerai à mes explica-tions .une clarté ôt une étendue qui ne se trouveroit pasailleurs, ôt je tâcherai de ne 1 ailler aucun doute fur lacause ôt l’explication des marées, du moins à ceux qu’uneprévention décidée n’a pas rendus inaccessibles aux véritésincontestables de la Géométrie ôt de l’Astronomie nouvelle.
Hïfioire de nos connoiflances fur lejlux SC le reflux
de la mer.
5. Le plus ancien auteur qui ait parlé des maréesest Homere (voyez mon Astronomie, art. 3 S 9 °)i maisil íaut remarquer au sujet du passage de ce Poète, où ildit que Charybde s’éleve trois fois le jour, qu’ìl y a très-peu de marée dans la Méditerranée, si ce n’est au fond de lamer Adriatique, ôt que probablement Homere adaptoit,au Détroit de Sicile, ce qu’il avoit oui dire en généraldes mers plus éloignées, comme la mer des Indes, legolfe Arabique, ou les environs des colonnes d’Hercule.
4. Le second auteur qui, dans des temps reculés,ait parlé des marées, est Hérodote, vers Pan 4.52 avantJ. C. A l’occasion de la mer Rouge, ou du golfe Ara-bique , il dit qu’on y voit chaque jour un flux ôt refluxde l’Océan, (p. 92, édit. de Gronovius.) Diodore deSicile dit aussi qu’on y voit une grande ôt rapide intu-mescence (p. 172.). Ces trois auteurs ne parlent que du