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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER. zsimple fait des marées, ôc l’on n’y volt même aupunecirconstance, ni aucune conjecture fur la cause, ni furla loi de ces phénomènes.

5. Le premier, ce semble, de tous les Grecs qui eneut quelque idée, & qui remarqua, du moins, que lesmarées avoient rapport à la lune, fut Pytheas de Mar-seille, qui vivoit au temps d’Alexandre le Grand; maisPlutarque en le citant paroît s’être trompé, lorfqu’il nesuppose qu une marée par mois. Si Pytheas alla jufqu’enAngleterre, comme le dit Strabon, il n’est pas étonnantqu’il eut des connoissances distinctes des phénomènes desmarées, tandis que tous les Grecs les ignoroient, ou n’enavoient qu’une idée vague ôc incertaine. On en juge parla maniéré dont Aristote en parle à l’occaíion des diversmouvemens de la mer (vers la findu 4 e chap. du Monde),« Elle laisse des vides ôc fe retire, elle fait des excursions» ôc quelquefois des retours ; il s’en exhale des feux ; il» s’y forme des fontaines, il en fort des tourbillons ôc» des exhalaisons, non-sculement dans le milieu de la» mer, mais encore dans les détroits. On dit aussi qu’il» y a de grandes élévations ou intumescences des eaux» qui arrivent dans des temps déterminés, suivant les ré-» volutions de la lune ». Ce passage donne une bien pe-tite opinion des connoissances d’Aristote fur le phéno-mène des marées. II en parle encore dans deux autresendroits de ses ouvrages : ( Météorolog. C. II , summar.I, T. I, p. -759 , édit. de Geneve , 1606. Problèmes,Sec. 25, T. I, p. 972 ) ; mais il en dit très - peu dechose.

Cela n'a pas empêché qu’on n’ait dit qu’Aristote s’étoitprécipité dans la mer, au désespoir de ne pas comprendrece phénomène, ôc l’on a cité S. Justin ôc S. Grégoirede Nazianze ; cela est trop extraordinaire pour n’en pasdire quelques mots.

S. Justin, Philosophe Platonicien, martyrisé Pan r 66 ys’en exprime à peu près dans ces termes : Ariftoteles ...cum Euripi Chaládïci naturam cognoscere non pofset , col-leclo ex dedecore & ignominia dolore } perculsus vitam reli-

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