\6 TR A ITÉ DU FLUX
de singulier pour ce tetnps-là, c’est qu’il y admet unegravitation de l’air vers la terre ôc vers la lune tout à lafois; idée ingénieuse & qui auroit dû le conduire auneexplication plus juste de la véritable cause des marées.
2). César d’Arçons , dans un traité , imprimé àBordeaux, en 1667 , pour la seconde fois, admettoit unelibration de la terre avec des repos de douze minutes,propres à expliquer le retardement diurne des marées.
Scalberge Minière, dans un autre traité, imprimé àChartres en 1680, explique les marées par la force desrayons du soleil & de la lune.
Dom Jacques Alexandre , Bénédictin, connu par unfort bon ouvrage fur l’horlogerie, dans un traité du flux& du reflux de la mer, qui remporta le prix de l’Aca-démie de Bordeaux, en 172 6 , admet une hypothèse en-core plus bizarre & plus absurde, qu’il avoit même em-pruntée dé Baliani (Riccioli, p. z 8 > ), & que M. deMairan a pris la peine de réfuter ( Mém . Acad. 1727) ;savoir, que la terre tourne autour de la lune en un mois,& que par ce mouvement périodique les eaux font obli-gées de prendre la figure allongée, telle que le petit axedu sphéroïde soit dans la direction du mouvement de laterre, & le grand axe dirigé vers la lune.
26'. Toutes ces hypothèses font si frivoles qu’elles neméritent , ce me semble, aucune espece d’attention,& ce seroit allonger inutilement cet ouvrage que de s’oe-cuper à les réfuter. Parmi les hypothèses qui ne méritentpas d'être rapportées, on peut compter celle de M. l’Abbéde Brancas, contenue dans un de ses livres qui a pourtitre : Explication du faix & du reflux dans leurs vérita-bles cir confiances , qui manifeste avec leur exacte exposition .d’après les Mémoires académiques , combien ce phénomène eflinexplicable dans tout autre fyfême cofr nographique & phy-sique que le moderne , & en prouve t exactitude & l’univer-salité, A Paris } cheq Jombert i7qp, in-4.0. 489 pages.