ET DU REFLUX DE LA MER. i 7
De la véritable cause des marées.
Je passe donc à l’explication qui est la seule admissi-ble, je veux dire l’attraction lunaire. II paroît d’abordque les anciens avoient une idée de cette maniéré d’agir,comme on en peut juger par le passage de Pline, quel'ai rapporté (art. 9 ), & le phénomène de l’Aiman de-voit naturellement y conduire. Parmi les modernes, Ric-cioli cite l’ouvrage sur les météores, publié par les Phy-siciens de Conimbre (a), où l'on trouve la même idée,
(liv. II, traité VIII,) de même que Zanardus (question30) êt Scaliger ( excrcit . 52). Celui-ci après avoir rap-porté les sentimens de divers auteurs, ajoute : Cum luruzcurjum sequi objervatuni effet, ejus autorem lunam judica-runt. On m’objectera , continue-t-il, que la lune ne tou-che pas les eaux ; quelques Péripatéticiens se sont faitcette difficulté , mais l’Aiman attire le fer fans le tou-cher ; q u are non J'equetur mare corpus nobilijjhni fìderis.
Vers la si n de cette dissertation , Scaliger ajoute : nonesse tune aquaium novam generationem afffirmare aufim ,rarefadionem quo conkho profìtear equidem nejcio ; suspenditamen eas illo ttmpore tamquam ferrutn à magnete jìngulismenffbus ubique locorum , excepta littore illo Jolo , perpetuisobfervationibus compertum ejì.
28. Gilbert , dans son traité de l'A iman , aprèsavoir expliqué toutes les révolutions planétaires par uneattraction magnétique, semble insinuer tacitement la mêmechose pour les marées, lorsqu’il attribue à la terre ôt àla lune une confédération magnétique, ajoutant que lalune ôt la terre sont de substances ôc de natures tout-à-fait semblables ; que la lune est étroitement liée à la terre,ôc qu’elle a des effets plus marqués fur la terre que tousles autres astres, excepté le soleil.
29. Képler, dans son Agronomie lunaire , attribue i^ eS ^ Kepkt
(a) Commcntarìi Collìgìi Conimbricen■ gicos , & garva. natiiralia. Coloni*fa in quatuor libros dc cala mcteorolo- 1601 , 1603 , 1 vol. in-+°.
Tome IV. C