ET DU REFLUX DE LA MER. aï
M. Boscovich, dans son beau poëme fur les éclipses,fait aussi des découvertes de Newton une éloge sublime;mais cet habile Astronome n’oublie pas d’y faire entrerla cause du flux 6c du reflux de la mer.
Quid memorem altemos motus quibus alto. tumenti
Objicibus ruptis confurgiint œqiiora fluclu
Tum redeunt rétro, rurjumque in Je ipj'a résidant.
De Eclipíibus , liber VI.
Dans le premier chant, il exprime la maniéré dont lalune diminue la pesanteur des eaux dans la ligne des syzy-gies, & l’augmente fur celle des quadratures, les fait mon-ter de son côté, ôc les éloigne du côté opposé, commeon le verra bientôt (39 ).
Hinc tumido altemos ciet cequorc Cynthia Jhiclus ,
Jamque lacis ifdem trahit undas jamquc repellit,udttollens ponduj'que levans , jamque aggravai , atque
Introrjìim p remit aefundum compingit ad mum.
Mais tous les phénomènes des marées sont amplementdécrits dans le sixième livre du grand poëme de M. Stay,depuis le vers 588, jusqu’au vers 979 {Philojbpkìœ re-cenfionis à Bened. Stay , vers bus traditcc libri X, 1760,
T. II).
31. On trouve à la page 463 de la premiere éditionde Newton , un problème qui a pour titre : Invenire virnsolis ad mare movendum. II fait voir que l’attracUon dusoleil suffit pour élever les eaux de fOcéan, dans l'en-droit qui est dominé par le soleil, de vingt-trois poucesplus que dans l’endroit qui est à quatre-vingt-dix degrésou qui voit le soleil à l’horizon. Dans l’espace de 4 pagesque Newton emploie à traiter cet objet, il expliqueaussi l’influence de la lune qu’il jugeoit alors six soisplus forte que celle du soleil, & les circonstances loca-les qui dévoient rendre ses effets plus ou moins sensiblesdans différentes mers. II s’est étendu davantage fur cette