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Tome quatrième.
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TRAITÉ DU FLUX

Les mondes à ta voix seloignent & reviennentVers un centre commun, fans relâche emportésDe ce centre commun , fans relâche écartés.

Que ton système est vaste & simple tout ensemble !Ta haute intelligence y combine , y rassembleTout ce quç lempirée étale de grandeurs ;

Lui qui nétoit jadis quun chaos de splendeurs ,

Est maintenant semblable à ces sages royaumes suffit une loi pour régir tous les hommes jLattraction : Voilà la loi de lunivers.

Ces globes voyageurs , dans leurs détours divers ,

Sans jamais se heurter se traversent sans cesse ;

A tes fa vans calculs tu soumis leur vitesse :

Lâge a scellé ta gloire, ôc les siécles nouveauxAttesteront encor lhonneur de tes travaux,

Triomphe de génie & de paix, il effaceTous ceux qui de la terre ont désolé la face.

Eh ! que sont près de toi les plus fiers conquérans ?Si leur course imita le fracas des torrens,

Ils sécoulent de même , & morts, il ne leur resteQuun vain tombeau, chargé dun nom que lon détesteQuont-ils fait détonnant ces ravageurs fameux ?

Ce que dautres encor peuvent taire comme eux.

Le premier Roi brigand dont l'inquiété rageVoudra se décorer du beau nom de courage,

Va marcher en héros, par cent exploits divers,

Sur ce globe ,* perdu dans le vaste univers ;

Mais Newton régné seul sur des globes fans nombre,Oui : ces feux que la nuit voit briller dans son ombreSont autant de témoins qni parlent à nos yeuxDu sage, devant qui souvrirent tous les cieux.

Astres .qui si souvent éclairâtes ses veilles,

Si je nai pu le suivre & sonder vos merveilles,

Mon t œil ravi, du moins, vous contemple , je faisBénir les douces nuits que vous embellissez.