ET DU REFLUX DE LA MER.
49. Touc ce que nous disons du sphéroïde produitpar le soleil, pourra donc se dire de celui qu’engendrela lune, ôc il ne s’agita que d’ajouter les deux élévationsqu’aura produit chacun de ces sphéroïdes calculé sépa-rément : le second s’élevera fur le premier comme lepremier s’élevoit fur le niveau du sphéroïde terrestre pri-mitif dont l’Océan prend la figure dans son état naturel.Par exemple, la distance CG fig. 2, qui est de 1118lieues marines, occasionne une marée GH de 2z pouces,elle ne seroit pas sensiblement plus grande si l’on suppo-soit C G de 1123 lieues, la terre étant sphérique ; ni àplus forte raison si l’on suppofoit 1118 lieues ôc deux piedscomme fur le sphéroïde déja affecté par l’attraction dusoleil.
50. Ainsi je supposerai un sphéroïde allongé dirigé versle soleil, un autre sphéroïde plus allongé, dirigé vers lalune, ôc je considérerai ces deux sphéroïdes tournans au-tour de la terre , par l’effet du mouvement diurne , lesommet de chaque sphéroïde rencontre succesiìvementdivers pays de la terre, & leur donne alors pleine mer,parce que la partie la plus allongée ôc la plus saillantedu sphéroïde donne une surabondance d’eau à l’endroitoù elle répond ; au contraire quand l’astre est à l’horizonle petit axe du sphéroïde concourt avec le lieu de l’ob-servateur, c’est alors baffe-mer. Cette hypothèse très-sim-ple ôc dégagée de tout calcul nous fera trouver tous lesphénomènes des marées avec beaucoup de facilité, ôc nousdonnera lieu de comparer la théorie avec l’observation.
Des différens Phénomènes du Jiux & du reflux de
la Mer.
5 r. Avant que de parler des phénomènes des maréesnous dirons un mot des observations qui doivent nousservir de réglé.
M. de Candale, que le P. Fournier appelle restaura-teur des Mathématiques en France, fit en r 575 plusieursobservations exactes fur les marées à l’embouchure de la
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