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Tome quatrième.
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Phénomène

diurne.

z8 TRAITÉ DU FLUX

aussi par extrait dans les Mémoires de 1720 , p. z 5 5 ;elle furent faites par les ordres de M. le Régent. M. Caf-íini, en recevant ces observations , en rendoit compteà l’Académie; il y joignoit ses remarques, ôc il en tiroitdes conséquences, en général très-judicieuscs ; ce qui ymanque ne vient que de ce que M. Caflini n’étoit pointguidé par la théorie des variétés que l’attraction devoir cau-ser dans les marées, parce qu'o n ignoroit encore les vérita-bles réglés de ce phénomène ; il a même varié fur lesréglés qu’il avoir tirées de ces observations, parce qu’ellesn’étoient pas toujours assez bien d’accord pour fournirdes réglés invariables. J’aurois bien voulu consulter lesoriginaux de ces journaux d’observations qui ont été fai-tes , à ce qu’il paroît, avec beaucoup d’aílìduité & beau-coup de précision ; mais je n'ai pu les découvrir. Heureu-sement M. le Comte de Caísini en a trouvé beaucoupdans les manuscrits de son grand pere, ôc il a bien voulume les communiquer. ■

54. Le premier de tous les phénomènes des maréesconsiste en ce que la mer s’éleve ôc inonde nos rivagesdeux fois dans l’efpace d’environ 24 heures ôc trois quarts,ôc que les deux marées retardent d’un jour à l’autre commele passage de la lune au méridien. On appelle flux ouflot la pleine mer , reflux ebe ou jusant , la basse mer ,,les plus grandes marées Rappellent auflì grandes matines ,vives eaux , gros de l’eau , ôc les plus petites marées mot-tes eaux, ou la mort de l'eau , suivant le langage'des pi-lotes côtiers. Au bout d’une lunaison , d’une révolutionlunaire synodique, ou d’un retour de la lune au soleil,les marées reviennent à-peu-près à la même heure. Cephénomène étoit déja connu des anciens ( art. 5. ) ; ilnous fait voir que la lune a beaucoup plus de part quele soleil à l’éîévation des eaux de la mer, & que fa forceest plus grande que celle du soleil, à raison de sa grandeproximité. Nous n’avons aucun autre indice de la massede la lune, de fa densité ôc de fa force réelle; mais lephénomène des marées étant lié visiblement avec le mou-vement de la lune, c’est un esse t par lequel nous remon-