ET DU REFLUX DE LA MER. <Sile calcul précédent , comme je l’ai dé j a annoncé ; pouren montrer la différence, examinons ce qui se passe dansles quadratures.
Soit M le soleil dans le méridien {fig. 5 ), L la lune Fi gurc Tdans son premier quartier, à 90° du soleil à midi, ôt parconséquent à l’horizon ; elle arrivera au méridien en M, à 6heures 12', en supposant qu’elle retarde de 48' d'un pas-sage à l’autre, ou qu’elle soit dans ses moyennes dis-tances ; mais au bout de 6 heures 12', la lune ayant fait3 degrés par rapport au soleil, le sommet du sphéroïdeaqueux aura fait un arc LH,que l'on trouveroit de deuxdegrés par le calcul de la méthode précédente, ôt com-me la table suivante peut l’indiquer. Le sommet H seradonc de y heures plus éloigné du soleil ; son passage auméridien qui étoit supposé produire la haute mer, arriveradonc à 6 heures 20', en supposant la quadrature h midi,
(M. Bernoulli , p. 129 ). Ainsi la marée des quadraturesdevroit retarder fur celle des syzygies de 6 heures 20'.
Cependant suivant les observations de Brest, du Havre, ôcde Dunkerque, elle ne retarde que de 5 heures 1 2 ( Mèm.dc l jdcfid. j'712, p. 90 j 1714? p* 248 ) j ou de y heures22' {Mèm. 1720, pag. 158); mais cela vient de ce quel’effet fuit la cause d’un jour ôt demi ( art. 60 ), ou deuxjours ( Mèm. 1720 , p. 1 60 ) ; ôc ce n'est qu’un jour & demiaprès la quadrature que le retardement se trouve de 6heures 12', comme il devroit l’être le jour de la qua-drature, en ne considérant que la cause expliquée ci-dessus ;c’est ce que remarqua très-bien M. Bernoulli (p. 131 ).
Par la même raison, les premiers nombres de la tablesuivante ne commencent pas par zéro, qui devroit ré-pondre aux syzygies , puisqu’alors la haute mer répondau soleil ôt à la lune tout-à-la-fois ; mais on a remontéde 20° tous les nombres de la table, pour satisfaireà cette réglé des observations.
Ce seroit plutôt de 19° qu’il auroit fallu changerces nombres , suivant M. Bernoulli ; mais il a préféré lenombre rond de 20° pour la simplicité du calcul.