Band 
Tome quatrième.
Seite
74
JPEG-Download
 

74 TRAITÉ DU FLUX

chacune de 12 heures lunaires, ou de 12 h 24' de tempssolaire, puisque la lune, étant supposée dans l’équateur,emploie 6 heures lunaires à aller du méridien à l’ho-rizon, & de l’horizon à la partie inférieure du mé-ridien.

83. Si l’Observateur reste sous la ligne équinoctiale enE , tandis que la lune décline vers l’un des pôles , ôcqu’elle soit en O, elle entraîne avec elle le sommet dusphéroïde lunaire vers le point O , la marée diminuecomme le carré du cosinus de la distance EO entre lalune & le zénit de l’Observateur E, ou de la déclinaisonde la lune ( art. 66 ), soit qu’elle aille au nord ou aumidi de l’équateur. Mais ce changement n’est pas consi-dérable , car la plus grande déclinaison possible de la luneest de 28° 43' quand son nœud ascendant est dans l’é-quinoxe du printemps : or le carré du cosinus de 28° 43'est 0,77 ; ainsi la plus grande marée qui ait lieu fous l’é-quateur, la lune y étant elle-même située, n’est diminuéeque d’un quart par la plus grande de toutes les déclinai-sons. Les intervalles des deux marées consécutives sont peudifférons dans ce cas-là , puisque pour un habitant de laligne équinoctiale la lune est toujours levée à - peu - prèsaussi long-temps que couchée. Les hauteurs des deux ma-rées sont les mêmes ; car quand la lune est en L sousl’horizon, le sommet opposé du sphéroïde aqueux est enH , & Tare HE est égal à EO , sauf le changement dedéclinaison de la lune en douze heures.

-84. Enfin si l’observateur a une latitude, & que la luneait une déclinaison, la hauteur de la marée, suivant no-tre théorie, sera affectée par ces deux causes, ôc les deuxmarées consécutives seront d’autant plus inégales , quele parallèle diurne de la lune fera coupé plus inégalementpar l’horizon, ôt que l’arc semi-diurne différera davantagede l’arc semi-nocturne , c’est-à-dire, que la lune sera pluslong - temps fur l’horizon que dessous , ou réciproque-ment.

En effet, la basse mer doit arriver, suivant nos princi-pes , quand la lune est dans l’horizon, soit à son lever,