78 TRAITÉ DU FLUX
LCP , c’est-à-dire , du complément de la déclinaison de lalune , ou plutôt de celle du sommet du sphéroïde aqueux.
La marée supérieure a lieu quand la lune passe au méridienau-dessus du point L ; la marée inférieure arrive quandelle passe au méridien au-dessous du point G, ou fur laligne CGF. Soit l are AL égal à la déclinaison de lalune, AB égal à la latitude d’un lieu B situé plus prèsdu pôle, BL est la différence entre la latitude ôt la dé-clinaison , en les supposant du môme côté, ou vers le pôleP. La hauteur de la marée supérieure est la différenceentre C B ôt le petit axe CD, c’est-à-dire, la différencedes axes ou la marée totale, multipliée par le carré ducosinus de Tare LB , ou de la distance de la lune auzénit dans le méridien ( art. 66 ).
87. Lorsque dans la marée inférieure la lune est furFigme 9. la direction CL (Jìg. 9 ) au-dessous de l’horizon , la dis-tance B K. du lieu B au sommet supérieur K du sphé-roïde , est la somme de la latitude du lieu ôt de la dé-clinaison de la lune, ou de BA ôt de AK, en supposanttoujours la latitude du lieu ôc la déclinaison de la lune demême dénomination , ou vers le même pôle P , par exem-ple , du côté du nord, comme en Europe. La maréeabsolue, ou la différence des demi-axes du sphéroïdelunaire , multipliée par le carré du cosinus de cet arcBK. (art. 66), ou de la somme de la déclinaison ôt dela hauteur du pôle, donnera la marée inférieure ou cor-respondante au passage inférieur de la lune par le mé-
Diff-rence des ridien fur le point L ; ainsi la différence entre la maréedeux matées con- supérieure ôt la marée inférieure devroit être égale, suivantséeuúvçs, cette théorie, à la différence des axes multipliée par la
différence des carrés des cosinus des deux arcs , dontl’un est la somme, ôt l’autre la différence de la latitudedu lieu ôt de la déclinaison de la lune.
88. Delà il suit que plus on avance vers un des pô-les , plus la différence de hauteur entre deux marées con-sécutives d’un même jour va en augmentant , du moinsrelativement à la hauteur absolue de chacune ; mais lahauçeur absolue diminue de plus en plus , parce qu'elle