ET DU REFLUX DE LA MER. 776c l’on aura l’élévation actuelle de la mer , comptéedepuis le terme des basses eaux de ce jour-là.
Pour calculer le point de la haute mer, on peut biense contenter de l’opération du globe ( Aflron . 200 ) àmoins qu’on n’ait des tables des hauteurs pour diffé-rentes heures 6c pour différentes déclinaisons, commecelle que j’ai publiée pour Paris dans la Connoissancedes temps de i 7 62, celles de M. Thébuchet, que j’aiinsérées dans les Tables du Nonagéiìme de M. l’Eveque,ou celles que M. Cassini a données en 1 77 o , dans unAlmanac in- 4°. à l’occasion de son instrument universel;mais il faudroit qu’on pût les étendre à un plus grandnombre de latitudes géographiques.
Tel est le résultat de tous les calculs que l’on peutavoir à faire fur les marées ; ce travail seroit long, maisil y a des cas où il est important d’avoir des réglés cer-taines 6c exactes ; je réprouvai moi-même en 1763 ,dans un Procès qu’avoit M. Tanks, Négociant de Nor-vège, contre les Oslìciers de l’Amirauté de Boulogne;l’Académie fut consultée, relativement aux heures desmarées; 6c le rapport que je fus obligé de faire, fut lapremiere occasion des recherches que je publie aujour-d’hui. Au reste, les données de ce problème ne fontpas encore toutes assez bien constatées , par exemple,le mélange de deux marées d’un même jour (art. 92),6c l’influence des vents (art. 100).
86. II nous reste à parcourir les phénomènes particu-liers qui doivent s’obferver suivant les temps ôt les lieux,pour les rapporter à la théorie précédente, 6c lui donnerune nouvelle confirmation. II est aisé de voir par le mou-vement du sphéroïde aqueux, autour de saxe de la terre,quelle différence il doit y avoir entre la marée supérieure6c la marée intérieure. Soit P le pôle du monde (fig. 8),CP 1 axe de la terre , CL le grand axe du sphéroïde,dirigé à peu-pròs vers la lune. Cette ligne CL tourneautour du point C par le mouvement diurne , 6c décritla surface d’un cône, dont CP est l’axe , dont CL estle côté , 6c dont sangle total LCF est le double de