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80 TRAITÉ DU FLUX
En hyver c’est le contraire, la marée du matin est plusgrande que celle du soir ; car dans fa conjonction la luneà midi passe au méridien fort près de l’horizon, ce qui nepeut faire le soir pour nous qu’une petite marée. Dans7 . í’oppolìtion en hiver le soleil étant en H ( Fig. 7 ), la lunepasse sous le méridien à midi près du nord en L. Le som-met qui lui est opposé se trouve être plus loin du zénit. O, ce qui fait le soir une plus petite marée. En hiveril arrive quelquefois dans les syzygies , mais rarement ,que la marée du soir est un peu plus grande que celledu matin ; cela vient de ce que les marées ne font les plusfortes que deux jours après la syzygie , en sorte que lamarée du soir devant être par cette raison plus grande quecelle du matin le jour de la syzygie, cette augmentationcompense Rabaissement qui devoit avoir lieu par la régléque nous expliquons dans cet article ; alors on n’apperçoiten hiver du matin au soir que la différence entre les deuxcauses qui prévalent l’une fur l’autre ; au lieu qu’en été ellesconcourent ensemble pour rendre les marées du soir plushautes que celles du matin ( Mèm. 1720, p. 1 59 ).
91. Dans les quadratures qui font vers l'équinoxe duprintemps, les marées du soir sont plus grandes quecelles du matin {Mèm. 1714, pag. 256) ; cela s’observesur-tout, deux jours après la quadrature {Mèm. 1720,pag. 161 ). La lune ayant une grande déclinaison bo-réale , quand elle passe au méridien à 6 heures du soirdans le printemps , le sommet aqueux est plus près denous, ce qui doit produire une plus grande marée.
Si la lune passe a 6 heures du matin, comme il arrivedans la seconde quadrature, sa déclinaison étant méri-dionale , son passage supérieur qui produit la marée dumatin, doit faire le moindre effet par rapport à nous,la lune étant fort éloignée de notre zénit. La maréeest donc encore la plus petite , comme dans l’autre qua-drature ; ainsi au printemps les marées du soir sont lesplus grandes.
Vers l’équinoxe d’automne, les marées des quadraturesfont les plus grandes le matin {Mèm. 1714, pag. 256),
parce