86 TRAITÉ DU FLUX
dit qu’après des observations de plusieurs anodes, IIpense que ce n’est point vers les équinoxes qu’arriventles grandes marées, mais au commencement de Févrierôc de Novembre, du moins fur les côtes d’Angleterre.
M. Toaldo dit formellement que les plus grandes maréesà Venise ne sont point celles des équinoxes, mais cellesdu solstice d’hiver ; peut-être parce que le golfe adria-tique est plus fourni d’eau en hiver ( Philos. T r ans. 1777,page l > i ).
96. Les premieres observations qu’examina M. Caffìni,lui donnerent ce résultat : « On suppose ordinairement,» dit-il, que les plus grandes marées arrivent dans les» nouvelles ôc dans les pleines lunes qui font près des» équinoxes ; cependant par la comparaison des olserva-» tions faites à Dunkerque , on voit que les plus grandes» marées font arrivées le 30 Novembre 1701 , le 27 ôc» le 28 Février 1702 ( Mém. 1710, pag. 32s).
» A l’égard des marées qui font près des équinoxes ,» tant dans les nouvelles que dans les pleines lunes, il» s'en trouve quelques-unes qui font hautes, ôc d’autres» qui font basses ; de forte qu’on ne peur pas pr. ndre» pour réglé générale que les grandes marées arrivent» au Havre de Grâce, dans les marées qui font près des» équinoxes ( Mém. 1710, pag. 3 69 ) ».
Cependant dans les Mémoires de 1714 > il donne beau-coup à la déclinaison du soleil ôc à celle de la lune.Plus la déclinaison de la lune est grande , dit il, moinsles marées font élevées. Nous trouvons à Brest que cetteaction est environ la moitié de celle qui est causée parles diverses distances de la lune à la terre. La déclinaisondu soleil fait le même effet que celle de la lune , quoi-qu’avec moins de force ; nous jugeons qu’elle est à peu-près la moitié de celle de la lune (Mém. 1714, page258 ).
Dans les Mémoires de 1720 il ne va pas aussi loin ,il dit seulement que les marées des équinoxes paroissenten général plus grandes que celles d’été, ôc qu’elles (ontplus grandes auslì quand la lune est dans l’équateur, que