ET DU REFLUX DE LA MER. 3 ;c’est-à-dire, moindre d’un cinquième. Ainst la marée dePéquinoxe ne sera pas la plus grande de toutes , pourun pays situé vers le tropique.
9 5. Par la même raison , tous les pays situés dans leszones tempérées, auront une marée plus grande quandla lune fera dans le tropique le plus voisin, que quandelle fera dans l’équateur, puisque le sommet du sphéroïdeaqueux sera plus près de leur zénit quand ce sommetdécrira le tropique.
L’on a cherché à modifier la théorie précédente ,à yfaire entrer des considérations particulières, comme nousle dirons bientôt, pour satisfaire à l’opinion générale desgrandes marées des équinoxes ( art. 112); on pourroitdire en effet des principes établis ci-deífus, que tel seroitPétât des choses, 11 la terre étoit entièrement recou-verte par les eaux, fans aucune interruption de continensôc de terres , ôc fans aucune impulsion étrangère ; maisles eaux de notre Océan , reserrées entre P Afrique ôcl’Amérique , ôc agitées par des vents très-variables furles côtes d Europe, doivent suivre des directions très-»différentes. Voyons donc ce que Pobservation peut nousapprendre à cet égard.
Strabon dit formellement qu’à Cadix, c’est dans lessolstices qu’arrivent les grandes marées, (voyez ci-dessusart. 8 ).
Le Pere Fournier, en nous disant (pag. 467 ), queles marées de Mars ôc de Septembre font les plus hautes,ajoute, « ôc plus de beaucoup en celles de Septembre» que de Mars ; comme au contraire , le plus bas de» Peau est toujours plus sensible aux solstices d’hiver ôc» d’été , ôc plus encore en celui d’hiver que d’éte ,» comme autrefois le Seigneur de Candale a pris plaisir» d’observer exactement en la côte de Médoc ôc em-» bouchure de Garonne ». Cela prouve que ce n’est pasla situation de la lune ôc du soleil dans Péquateur , quiproduit les grandes marées de Septembre ; car le mêmeeffet auroit lieu dans Péquinoxe de Mars,
Wallis, dans son traité de /£jlu Maris fait en 1 666,