ET DU REFLUX DE LA MER. pii o i. Si l’on discute les observations même rapportéespar M. Caffini, pour établir l’effet des équinoxes ôt des dé-clinaisons fur l’augmentation des marées, on trouveraqu’il n’est pas aussi sensible que les autres loix établiesci-dessus pour les syzygies ôt les apsides. Le 26 Février1712, il y eut à Brest 22 pieds 5 pouces de marée,ôt il n'y en a guere de plus grande dans les équinoxes,si l'on en excepte celle de 23 pieds sì pouces du 17Mars 1714.
Le 30 Décembre 1712, il y avoit à Brest 20 pieds
10 pouces de marée, à peu-près comme le 14 Septem-bre précédent, ensorte que le solstice ôt l’équinoxe don-noient la même hauteur, quoique dans le solstice la lunefut presque aussi éloignée de la terre. Ces grandes ma-rées de l’équinoxe ont lieu dans le périgée ; mais quandla lune est dans ses moyennes distances, ou qu’ells ap-proche de l’apogée, on trouve la marée beaucoup moin-dre ; ainsi le 12 Avril 171z, il y eut 17 pieds 3 pouces,& le 2y Avril 17 pieds 4 pouces ( Mèm. 1714, p. 234).
Le 23 Septembre 1714, jour de la pleine lune péri-gée , la déclinaison septentrionale étant de 4 0 1 y' seu-lement , la mer à Brest monta de 18 pieds 1 pouce, ôtle soir de 19 pieds 2 pouces au-dessus du point fixe,ôt descendit de i pied 9 pouces au-dessous, ce qui fai-soit 20 pieds 11 pouces de marée.
On verra aussi dans les observations rapportées ci-après, que le 6 Avril 1713, deux jours après le périgée
11 y eut 21 pieds 9 pouces de marée ; ôt le 13 Octobre22 pieds 3 pouces.
On voit ici que le périgée, la syzygie, l’équinoxe ôtla petite déclinaison de la lune, ne suffisent pas pourproduire 23 pieds de marée 3 il y a donc eu de Terreur,ou une cause extraordinaire pour le 17 Mars 1714,nous y reviendrons bientôt ( art. 1 07 ).
Le 21 Mai 1716, jour de la nouvelle lune, à mêmedistance que le 23 Septembre 1714, la mer monta lesoir à 18 pieds 5 pouces, ôt le matin à 18 pieds unpouce, la déclinaison de la lune étoit de 17 0 4 3" B or,
M ij
Lesmuennes ob-fcmticnsde Brest;ne preuvent pasl’inflieace des c-quii»ï:s.