S > 2 TRAITÉ BU FLUX
Ainsi dans l’équinoxe de 1714,1a mer droit plus hautede 4 pouces que le 21 y Mai ; ce font ces 4 pouces queM. Calfini attribue à la déclinaison de la lune de 18 0(Mém. Acad. 1720 , p. x 6z ) : il ne dit pas à quel endroitla mer étoit descendue le 21 Mai, ôc c’est par-là qu’onjuge de la marée totale. J’ai trouvé dans les manus-crits , que ce jour-là on n’avoit pas observé la bassemer; mais le lendemain 22 , la mer monta de 18 pieds6 pouces 6c 18 pieds 1 o pouces, 6c descendit dans l’in-tervalle, au-dessous du point fixe, de 2 pieds, ce qui fait20 pieds 10 pouces de marée; elle ne différé que d’unpouce celle du 23 Septembre 1714.
Le 8 Septembre 1714, jour de la nouvelle lune apo-gée , la déclinaison de la lune étant de 2 0 2 boréale ,la hauteur de la mer fut observée le matin de x 5 pieds11 pouces, 6c le soir de 1 6 pieds 5 pouces ; la bassemer fut de 8 pouces au-dessus de zéro. Le 5 Juin,1715 , jour de la pleine lune apogée, la déclinaisonméridionale de la lune étant de ip°, la hauteur fut lematin de 15 pieds 2 pouces, 6c le soir de 15 pieds 11pouces, 6c la hauteur de la basse mer fut de 10 poucessuivant les manuscrits. La hauteur du 5 Juin fut doncprécisément comme celle du 8 Septembre au matin ; ôcíi l’on prend un milieu entre les deux élévations con-sécutives , on trouve 8 pouces de moins le 5 Juin ;ainsi voilà deux comparaisons de hauteurs où l’on voitpeu de différence de l’été à l’automne , malgré la déclinai-son du soleil ôc de la lune, ôc la saison des vents ; maisdans les hauteurs que je viens de rapporter, M. Cassinin’avoit point dit jusqu’où la mer étoit descendue, 6c ladifférence entre l’apogée ôc le périgée n’est que de 2pieds 6c demi, ce qui prouvoit que ces observations duterme supérieur des marées n’étoieiit pas suffisantes pourétablir une théorie. J’y ai suppléé , en rapportant leshauteurs de la basse mer , 6c cela n’a rien ajouté en faveurdu système que je discute. Depuis que j’ai recouvré lesobservations qui avoient été faites au commencementdu siécle, j’ai vu se multiplier les cas favorables à mon