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Tome quatrième.
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110 TRAITÉ DU FLUX

équinoxes ôt les déclinaisons de la lune. II est constantque par la théorie la marée d’en-haut doit être plusgrande quand la lune est plus élevée , que quand elle estdans l’équateur ; mais auííì cette marée qui est plus grande,est suivie d’un autre qui est plus petite, ôt le milieu entreces deux marées consécutives se trouve être plus petit,tant qu'o n ne passe pas mais il est plus fort à des lati-

tudes plus avancées. Ainsi pour trouver une hauteurplus considérable sur nos cotes, il salloit supposer quenos marées étoient moins l’esset d’une action immédiatede la lune fur la mer qui baigne nos côtes, que le ré-sultat des mouvemens imprimés à la masse d’eau , quiavoifine davantage les tropiques, ôt où l’étendue de lamer est plus vaste, ôt se prête davantage à faction lu-naire ; par-là on sembloit accorder une peu la théorieavec l’observation des grandes marées de l’équinoxe.

113. Mais M. Euler, qui travailloit dans le mêmetemps à Pétersbourg fur le même objet, ôt qui partageale prix de 1741 , prit un parti bien diffèrent pour sauvercette difficulté ; ôt il ne défera pas autant à la persua-sion générale des grandes marées des équinoxes. A lasin du quatrième chapitre de son traité sur cette matiè-re («), il observe que si l’on prend le milieu entre lesdeux marées consécutives d’un même jour , dont l’uqeest plus grande ôt l’autre plus petite , on aura une hau-teur moyenne, plus grande quand elle est à l’équateur,ôt plus petite quand la lune décline vers les pôles ; dumoins, tant qu’on est à des latitudes terrestres, qui nefont pas extrêmement grandes ; mais c’est le contraire,ajoute M. Euler , vers 60 degrés de latitude ; d’où ilfuit que dans les régions voisines des pôles, les grandesmarées ne doivent pas arriver au temps des équinoxes,mais plutôt vers les solstices, en quoi la théorie est très-bien confirmée par l’expérience ( pag. 28 3 ). Si l’on cal-cule la hauteur méridienne de la lune ôt de son pointopposé ; en prenant la somme ôt la différence de la dé-clinaison de la lune ôt de la hauteur de l’équateur , le?

(a) Injiíisitlj phyfica. in causam fluxus ac rcfiuxus maris, à L. Euler.