ET DU REFLUX DE LA MER.
I IA
Des marées dans les petites mers , SC spécialementdans la Mediterranée.
124. Dans les petites mers. ën général, comme clansla Méditerranée, le flux ôc le reflux est insensible. C’estune objection que l’on a faite cent fois contre l’explica-tion newtonienne des marées ; il s’agit donc de faire voir,que suivant la théorie précédente , comme suivant l’ob-servation , la marée doit y être insensible.
Les eaux de la mer, forcées par l’attraction lunifo-laire de prendre la forme d’un sphéroïde, ne la prennentqu’en fe déplaçant, de maniéré que fur un espace de1S0 0 , les eaux s’élevent vers la lune & vers le pointopposé , 6c s’abaiflent vers le point intermédiaire. 11 fautque les parties qui font à po° de la lune, fournissentdes eaux pour les parties qui s’élevent, 6c que par leurabaissement, elles soutiennent l’élévation de la partie supé-rieure ; car les fluides ne fe séparent point, leurs co-lonnes font toujours en équilibre ; la mer ne s’éleve quedans l’endroit ou les colonnes deviennent plus légeres ,
6c font obligées pour soutenir l’équilibre, d’avoir uneplus grande hauteur. Si la fphere SAP , fig. 10, fe , 0change en un ellipsoïde YBMG, c’est parce que la co-lonne de fluide CB ( dont la pesanteur est diminuée parfaction de la lune ), devient assez légere pour que lacolonne CG, quoique plus courte, ait autant de forceque la colonne CB. Si l’on ne considéré qu’une partieK.I de fluide, isolée, 6c referrée entre deux montagnesEK , DI, l'on verra que cette partie d’eau ne peut toutau plus que prendre une direction HF , parallèle à lasurface ED du sphéroïde aqueux, dont il s’agissoit dansle premier cas ; car malgré la force qui tend à formerle sphéroïde entier YBMG, l’on sent assez, fans aucunedémonstration, que la petite portion de fluide , isoléeentre les rayons CE 6c CD , ne peut être transportéede la surface KI du globe, à la surface ED du sphéroïde