ia4 TRAITÉ DUFLUX
2°. La marée est la plus forte aux extrémités orientales& occidentales : elle est nulle dans le milieu V.
3°. La pleine mer n’arrive pas quand l’astre est au mé-ridien , comme dans une mer ouverte , ni quand il est àl’horizon, mais vers le milieu de l’intervalle, ou à 4J d.si la mer a peu d’étendue en longitude , c’est-à-dire, quandl’astre est à 3 h. du méridien.
4°. La marée est proportionnelle à l’étendue de la merd’orient en occident.
1 32. La Mer Caspienne n’a que dix degrés d’étendue
en longitude, un arc de io° est la sixième partie du rayondu cercle à peu près ; ainsi les marées y doivent être 12fois plus petites que dans la mer libre; car ^dansce cas-là. Mais la mer Caspienne étant située vers 4;° delatitude, les maréès y seroient déja moindres de moitiéque fous l’Equateur ôc dans la grande Mer ; ainsi suppo-sant 3 pieds pour les grandes marées de.la mer Pacifique,,ou pour la valeur de m % ôc 18 pouces à la latitude de45", — 1 j. Donc il n’y auroit plus que 18 lignes de
marée dans la mer Caspienne. M. Bernoulli trouvoit 8pouces, parce qu’il fuppofoit 8 pieds dans la mer Pacifi-que, ôc qu’il employoit A m au lieu de -f (p. 182.)
133. L’on pourroit, par la même méthode, déterminer'les marées d’une mer étroite dont la longueur feroit du-nord au sud. Si cette mer faisoit tout le tour d’un méri-dien, la lune éleveroit les eaux à son passage au méridienautant que sur une sphere entiere ; mais 6 heures après,les eaux reprendroient leur niveau naturel : ainsi la maréetotale ne paroîtroit que les deux tiers de ce qu’elle doitêtre fur le globe.
Si cette mer n’occupoit qu’une petite partie du méri-dien , les eaux s’inclinant parallèlement au sphéroïde pri-mitif, la marée feroit proportionnelle- à Pétendue de lamer en latitude , ôc elle feroit la plus grande à 45° del’astre du sud au nord, ôc au passage de l’astre par le mé-ridien. Six heures après, les eaux reprendroient leur ni-veau. Nous n insisterons pas davantage fur ce cas-là, parce