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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER. ,25

quil ny a pas fur notre globe terrestre de mer qui soitdans une semblable position. II nous suffit dailleurs d'avoirmontré que la marée doit être insensible dans les petitesmers, soit en longitude, soit en latitude.

154. La Mer Méditerranée, malgré la communi-cation quelle a par le détroit de Gibraltar avec lOcéan,doit être regardée comme une mer isolée, à cause de lalenteur du mouvement des eaux, ôc de la difficulté quellestrouvent à entrer ôc à sortir; voilà pourquoi les marées yfont peu sensibles. Plusieurs Auteurs ont pensé quellesétoient moindres que leffet des vents, 6c quil ny avoicde sensible que celui-ci.

ail est certain, dit le P. Feuillée, que le flux ôt let> reflux que nous observons dans la Méditerranée, nont» pas dautre cause que les vents ; puisquon remarque que» dans cette mer, les eaux font pleines dans la saison des» vents dOuest 6c de Sud - Ouest , parce quils poussent» alors les eaux du grand Océan , 6c les font entrer par» le détroit de Gibraltar dans la mer Méditerranée, d» elles ne sortent quaprès la cessation de ces vents, ou» lorsque quelques vents opposés venant à souffler, obli-» gent ces eaux à rentrer dans lOcéan », ( Feuillée ,Journal , &c. Paris , 1714 , pag. 579,)

Dans les Mémoires rédigés à lObservatoire de Mar-seille pour 17 f f, (seconde Partie, p. 165), on trouveplusieurs observations des hauteurs de leau dans le Portde Marseille, faites en 175; 6c 1754 , P ar lesquelles ilsembloit qu en général, leau étoit plus élevée quand lalune étoit à lhorizon que quand elle étoit au méridien ;mais la différence nétoit que de quelques pouces, 6cle P. Pézenas nosoit entreprendre de décider sil y avoitréellement une marée à Marseille. » On y trouve à la» vérité, dit-il, plusieurs raisons, de croire que le flux» 6c le reflux se font sentir jusques dans notre Port,» mais ces mêmes observations nous fournissent auffi«quelques indices du contraire; çen est assez pour nous» faire suspendre notre jugement jusquàce que nous ayons» rassemblé des preuves plus décisives ; elles ne feront

Maries dans laMéditerranée.