126 TRAITÉ DU FLUX
» telles que lorsque le nombre des observations qui ten-» dent à établir le flux 6c le reflux , fera incompara-» blement supérieur à celui des observations qui semblent» contrarier ìes premieres ».
15 j. M. le Chevalier d’Angos, Officier au Régimentde Navarre , excellent observateur , s’étant trouvé àToulon, m’écrivoit d’abord en 177 6 , qu'il étoit très-difficile d’y séparer l’effet des marées d’avec les variationsque les vents produisent sur la hauteur de la mer. Maisayant fait en 1777 6c en 1778 des observations exactes6c suivies, M. d’Angos a reconnu que dans les tempscalmes les loix des marées s’y observent distinctement,6c que la mer monte d’environ un pied, z" ou 3 11 \ aprèsle passage de la lune au méridien. Voici 280 observa-tions qu il nia communiquées, 6c qui ont exigé biendes foins.
Parmi ces observations, il y en a environ la moitié quifont marquées dune H, cela veut dire haute mer; lesautres font marquées d’un B. Les distances font prisesdu niveau de la mer à un point fixe , reconnu furle revêtement du Quai de Toulon, à l’enchoit du Port,qui est à-peu-près en face de l’Hôtel-de-Viìle. Les eauxn’étoient éloignées de ce point que de deux pieds en-viron , dans la pleine mer, 6c de trois pieds dans la bassemer. Les distances extrêmes font pour la haute mer 1pied 5 pouces, 6c pour la basse mer 4 pieds o ; en forteque la mer a varié de 2 pieds 7 pouces dans le coursde ces observations; fans parler des cas extraordinairesque l'on ne rapporte point ici, comme ne pouvant ap-partenir aux marées lunisolaires.
Malgré tous les foins que M. d’Angos a pris pour faireces observations, il ne croit pas qu’on puisse y espérerune précision plus grande que celle d une demi neurepour le temps de la haute mer ou de la basse mer ; 6ccela est bien naturel, vu la petitesse 6c la lenteur de cemouvement.
Pour mieux juger des observations qu'il alloit rassem-bler , M. le Chevalier d’Angos prit la résolution de ne