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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER. i

Etant en garde sur la côte dEurope, M. More vit undhebec Espagnol qui venoit de lOueít avec un petit vent,Ôc de temps en temps tomboit dans le calme, vis-à-vis durocher il étoit ; il le vit avancer, reculer, aller du côtéde Barbarie, Ôc revenir jufquà ce que vers les 7 heures duloir, fans avoir plus de vent, il retourna avec facilité, ôcse perdit dans le lointain de la Méditerranée.

M. More fut une fois quatre jours à aller du milieu ducanal ôc de la partie occidentale jusquà Gibraltar, ce quunautre vaisseau lit en cinq heures, & cela faute davoir étéprendre la côte d'Espagne ( ib. p. 472).

Les marées y font telles, qu en prenant bien son temps& choisissant la place , on peut entrer ou sortir, soit que levent soit contraire ou favorable.

135?. On observe quelque chose danalogue entre Porst-mouth ôc file de Wight; lorsqu'il y a pleine mer dans lemilieu du canal, elJe est basse dun côté ôc montante delautre, ou lorsquil y a haute mer sur un bord, elle estbasse à lautre Ôc croissante dans le milieu.

140. M. More faisant voile par un vent dEst, pour passerle détroit de Gibraltar ôc aller à 1 Ouest, le vaisseau rencon-tra une forte marée qui tournoit la pointe de Cabrita, telleque toutes les voiles ne furent pas de trop pour y résister.Cependant prenant la côte dEfpagne, tandis que 70 au-tres navires prirent le milieu, dans l'efpace dune heure, lamarée changea ôc le vaisseau sit son chemin, jusqu à cequil eut passé Larissa, ôc fut vis-à-vis de Tauger, le ventdevint contraire; il prit le travers, ôc trouva la marée deBarbarie, qui porta le vaisseau au-delà du Cap, tandis quela flotte retourna à Gibialtar, ôc attendit pendant trois se-maines un vent favorable. La ressource des navigateurs,est toujours un fort vent dEst qui les poulie bois du dé-troit, fans quils Rembarrassent du courant.

Deux vaisseaux étoient dans la baie de Gibraltar , char-gés pour Londres : lun des deux sétant un peu écarté delautre , passa le détroit, revint, ôc trouva son compagnonqui attendoit encore dans la baie.

Les barques qui paíìôient tous les jours de Goûta en