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Tome quatrième.
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i 4 4 TRAITÉ DU FLUX

Espagne j dans les derniere guerre, montroient aux An-gle is avec quelle facilité les Espagnols traversent le détroit,viennent à Tariffa, ou au moins à la baie qui est entreTariffa, 5 lieues à l’Ouest de Gibraltar, ôc Cabrita, tandisqu’il étoit aussi évident que les mêmes barques, lorsqu’ellesétoient prises, 6c que les Anglois étoient à bord, ne fai-soient rien de semblable, parce qu’ils ne prenoient pas leurtemps aussi bien que les Espagnols. Mais il seroit à souhai-ter que quelque Officier Espagnol nous donnât un détailplus satisfaisant des circonstances de la marée dans le détroitde Gibraltar, ainsi que des observations de marées faites àCadix, avec foin, 6c pendant un temps assez considérable.

141. Dans le port de Bouc en Provence, la différencedes hautes eaux aux basses eaux, est de deux pieds 6c quel-ques lignes ; elle est causée en partie par les vents ; ceuxdu Sud-Ouest , par exemple , qui font les traversiers de lacôte, élèvent les eaux de la mer fur cette côte ; mais on m'asisure qu’il y a aussi un flux 6c un reflux périodique dans leport de Bouc, ce qui produit des courans journaliers quientrent 6c qui sortent ; 6c ils se font beaucoup plus sentirdans le canal, qui passant au Martigue, où les eaux fontresserrées, communique dans le vaste étang de Berre.

142, Pour qu’on puisse juger de la difficulté qu’il y a deséparer l’effet des marées fur la Méditerranée de celui desvents 6c des courans, je joindrai ici un fait qui sit du bruiten 172y, mais qui se répete de temps à autre. Dans lacontinuation des Mémoires de Littérature & d’Hifioire de M.de Salengre ( tom. II , Paris 1726 ), on trouve le récit d’unmouvement extraordinaire de l’eau dans le port de Mar-seille , arrivé ìe 29 Juin 1725. M. Gerbier, Professeurde Mathématiques, y donne un discours de 52 pages àee sujet, quoiqu’il convienne que ces sortes de mouvemensne font pas fort rares ; mais cette fois on en parla dans toutela France, peut-être à cause de l’accident qu’en éprouva unbâtiment qui étoit dans le port; on avoit déja oublié quele 24 Novembre 1694, le Môle de Gassis, près de Mar-seille , avoit été ruiné , par une élévation de 9 à 10 piedsdans les eaux de la mer.

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