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Tome quatrième.
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152
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l$2

TRAITE DU FLUX

Voici une Table qui ma été communiquée par M. Mistral,Commissaire de la Marine , au Havre.

Distances en lieues.

Temps lamer commcn- J Pleine mer.ce à monter.

Tempsque la nnermet àaller(tun lieuà lautre.

Au Havre , 0 lieues

A Quillebœuf, 9

A Villequier , ^

A Caudebec , 1

A Duclair, 8

A la Bouille , 3

A Rouen , 5

3 1 0'

8 0

8 45

9 010 4 3n 3012 15

9 11 0'

10 0

10 4$

11 011 45

13 30

14 15

$ h 0'0 45

0 15

1 4Z

0 4^

| 0 45

Différences 33 lieues.

9 hl $'

5 h 1 5 ' 1

Ainsi il faut 9 heures & un quart à la mer, pour monterdu Havre jufquà Rouen, ou pour faire z; lieues, mais^ il ne faut que 5 heures & un quart pour quelle soit à Rouen

à la plus grande hauteur quelle puisse atteindre. La quan-tité de bancs ôt de courans qui fe trouvent entre le Havre& Quillebeuf, fur un espace de 9 lieues, fait que la meremploie 5 heures pour y arriver, mais aussi elle ne conti-nue de monter que pendant 2 heures , & elle est pleineà 10 heures, tandis que au Havre elle létoit à 9 heures.

1 ;2. En 1747, les bancs de fable situés à lembouchurede la Seine, fe trouvèrent avoir changé dune maniéré plusfavorable à lécoulement des eaux de cette riviere. On sap-perçut dans lété que les marées, à Rouen & au-dessus,étoient plus fortes ôc plus sensibles quon ne les avoir vuesdepuis un grand nombre dannées. La marée formoit enmontant une barre très-forte & très apparente, la riviereétoit beaucoup plus basse quand la mer fe retiroit, & séle-voit beaucoup plus par le flot, enforte que les marées delété reffembloient à celles qui avoient lieu dans les équi-noxes. Ainsi lon ne peut établir de réglés fur les maréesde la Seine: nous parlerons encore de lembouchure de cetteriviere à larticle 164.

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