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TRAITE DU FLUX
Voici une Table qui m’a été communiquée par M. Mistral,Commissaire de la Marine , au Havre.
Distances en lieues.
Temps où lamer commcn- J Pleine mer.ce à monter.
Tempsque la nnermet àaller(t’un lieuà l’autre.
Au Havre , 0 lieues
A Quillebœuf, 9
A Villequier , ^
A Caudebec , 1
A Duclair, 8
A la Bouille , 3
A Rouen , 5
3 1 ’ 0'
8 0
8 45
9 010 4 3n 3012 15
9 11 0'
10 0
10 4$
11 011 45
13 30
14 15
$ h 0'0 45
0 15
1 4Z
0 4^
| 0 45
Différences 33 lieues.
9 hl $'
5 h 1 5 ' 1
Ainsi il faut 9 heures & un quart à la mer, pour monterdu Havre jufqu’à Rouen, ou pour faire z; lieues, mais^ il ne faut que 5 heures & un quart pour qu’elle soit à Rouen
à la plus grande hauteur qu’elle puisse atteindre. La quan-tité de bancs ôt de courans qui fe trouvent entre le Havre& Quillebeuf, fur un espace de 9 lieues, fait que la meremploie 5 heures pour y arriver, mais aussi elle ne conti-nue de monter que pendant 2 heures , & elle est pleineà 10 heures, tandis que au Havre elle l’étoit à 9 heures.
1 ;2. En 1747, les bancs de fable situés à l’embouchurede la Seine, fe trouvèrent avoir changé d’une maniéré plusfavorable à l’écoulement des eaux de cette riviere. On s’ap-perçut dans l’été que les marées, à Rouen & au-dessus,étoient plus fortes ôc plus sensibles qu’on ne les avoir vuesdepuis un grand nombre d’années. La marée formoit enmontant une barre très-forte & très apparente, la riviereétoit beaucoup plus basse quand la mer fe retiroit, & s’éle-voit beaucoup plus par le flot, enforte que les marées del’été reffembloient à celles qui avoient lieu dans les équi-noxes. Ainsi l’on ne peut établir de réglés fur les maréesde la Seine: nous parlerons encore de l’embouchure de cetteriviere à l’article 164.
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