252 TRAITÉ DU FLUX
eaux, qui ne sont pas affectées par des causes acciden-telles & étrangères, ne vont pas au-delà de 1 6 pieds deFrance dans le Havre de Nieuport. Pour expliquer cettedifférence entre les marées au-dedans du Port, & cellesde la mer soit devant le Port, soit dans ceux d’Ostende& de Dunkerque , qui en font íì près, il observe quele fond même de ce Port est plus haut que la ligne deniveau des baffes marées de vives eaux ; ce qui opposeune résistance à l’élévation de l’eau. II considère aussiPécoulement presque continuel des eaux douces tiréesde toute la Flandre occidentale, qui se déchargent dansce Port par cinq écluses. Si ce Port étoit aussi profondque le niveau des basses marées de vives eaux , cet écou-lement des eaux douces du pays, empêcheroit qu’on n’yeut presque jamais le vrai niveau des basses marées devives eaux, II résulte de la combinaison de ces deuxcauses , que la quantité des marées dans le Havre deNieuport, doit paroître moindre qu’elle n’est en pleinenier, même immédiatement devant ce Port.
Mais indépendamment de ces marées ordinaires, diffé-rons Eclusiers de Nieuport lui ont assuré que la violencedes vents, & des orages qui viennent du Nord au Nord-Ouest, refoule & gonfle les eaux dans le Port, juíqu’àdonner des marées extraordinaires de 20 ôc 2; pieds deFrance, au-dessus du vrai niveau des basses marées de viveseaux : ceci s’accorde exactement avec ce qui a été ob-servé à Ostende en pareilles occasions ( Mém. de Bru-xelles , tome I > pag. 13P ).
180. A Flessingue , la quantité des marées dans le*vives eaux a été trouvée par M. Frazer, Commissairedu Roi à Dunkerque, de 1 $ pieds & demi, mesure deFrance. A West-Cappel, qui est le point le plus avancévers POuest de Pile de Walcheren, en Zélande, il Patrouvée de 17 pieds 4 pouces, tant par ses propresmesures que par le rapport de Marin* expérimentés. Surles côtes extérieures de Hollande, les marées font dei7v pieds. Dom Mann dit qu’elles font de la même quan-tité fur la côte de Hollande jusqu’au Texel j mais en