ET DU REFLUX DE LA MER.. 281vont à plus de 18 pouces, quelquefois jufqu’à z pieds.
Les marées des quadratures font plus courtes d’environune heure que celles des fyzygies.
Depuis l’équinoxe de Septembre jufqu’à celui de Mars;la marée du matin s’éleve un ou deux pouces plus quecelle du soir ; c’est le contraire dans les six autres mois.
La brise du large, ou brise de mer, commence entre8 ôc 9 heures du matin , ôc finit entre 4 & y heures dusoir ; elle peut influer sur la marée, suivant les heuresoù elle arrive.
198. A la Martinique , latitude 14°^ , longitude a la Martini*316°r> M. Poumier, Arpenteur Royal, observe que si < i ue *
les marées ne montent guere à plus de deux pieds ôcdemi, c’est qu’elles font contrariées ôc diminuées par unvaste courant, qu’on appelle à Saint-Domingue & à laJamaïque, le courant de la Martinique. II vient de l'A-mérique méridionale, & de tous les grands fleuves quicoulent du Midi au Nord. Le courant de l’Amazone,portant au Cap d’Orange, sê ddploiê vêf§ l’Ouest, s’ac-croît par ceux des autres rivières ; prend fa direction lelong au continent ôc fur les îles du vent, principalemententre la Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie ôc Saint-Vincent ; ce courant fe répand entre les îles du vent& les îles fous le vent, le long de la terre-ferme, jus-qu’à l’entrée du golfe du Mexique ; là il refoule celui deMiflìsfipi, entre la Havane ôc le Cap de la Floride , ôccause le danger du redoutable canal de Bahama, entrela côte orientale de la Floride ôc les îles Lucayes.
199. II if y auroit qu’une assez courte traversée de laMartinique à Cayenne, mais il est presque impossible derefouler ce courant ; on est obligé d’aller chercher ledébouquement, comme pour aller en Europe ôc s’éleverau Midi, du côté de l’équateur, pour joindre le Capd’Orange ôc descendre à Cayenne.
Les Navigateurs disent quelquefois, que pour revenirde Cayenne, ou seulement de la Barbade à la Martinique,il faut faire le Nord ; mais, c’est parce qu’ayant le CapTome, 1 F. N n