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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER. 295

Chéquetan, Port du Mexique, trente lieues à l’Ouestd’Acapulco : M. Pingré dit que la mer monte de 5pieds.

Je n’ai pu me procurer des Observations d’Acapulco , 6cdes autres endroits de cette côte , quoique j’aie fait enEspagne toutes les instances possibles.

216. C’est dans les îles de la mer du Sud qu’ilfaudroit observer les marées pour connoître leur état leplus naturel, 6c leurs réglés les plus indépendantes descirconstances locales. Mais les voyages y font rares, 6c avantle Capitaine Cook, on savoit à peine quelle étoit lahauteur des marées dans la mer du Sud. Cependant onavoit déja dit que les marées étoient petites dans les îleséloignées du continent. Aux îles Gallapagos, qui en fontà près de cent lieues, la marée n’est que de 2 ou z piedsau plus ( Hi(l. des Voyages y tom. XLIV, p. 288 ) ; maison avoit de la peine à adopter une Observation qui pa-roissoit íi singulière. Cependant M. Bernoulli étoit per-suadé que la force du soleil assignée par Newton , nepouvoit suffire pour satisfaire aux phénomènes des marées(pag. 92 6c 116 ), c’est-à-dire qu’il croyoit les maréesde plus de 8 pieds dans des mers libres ; on va voir qu'ellesfont beaucoup moindres, fans doute, à raison des obsta-cles qu’opposent aux forces lunisolaires le frottement ôcl’inertie.

En entrant dans la mer du Sud par le détroit deMagellan, le Capitaine Byron en 1765, aborda à l’îlede Masafuero, vis-à-vis du Chili ; il y observa seulementque la marée verse douze heures au Nord, 6c reverseensuite douze heures au Sud ( Voyage du Cap. Byron ,pag. 118 ). Latitude 33^ Sud, longitude 296^. C’est fansdoute ici un cas extraordinaire ; la cause est peut-être le*mélange des deux marées , dont l’une vient de la merPacifique, l’autre de l’Océan atlantique, par le Midi del’Amérique.

Dans le reste du voyage du Capitaine Byron , qui traveríatoute la mer du Sud en 1765, ôc qui reconnut plusieursîles , il n’y a point d’Observations fur les marées.