ET DU REFLUX DE LA MER. 505
que 6e 2 ou z pieds au plus ( Hiftoire des Voyages , tom.XLIV, pag. 288 ) ; c’est à-peu-près de même que danstoutes les mers libres ( art. 45 ).
D u mouvement général de la Mer, SC de quelquesphénomènes particuliers.
2Z§. Tandis que l’on voit les phénomènes généraux duflux ôc du reflux de la mer, modiíìés par les circonstancesparticulières, on reconnoît auflì un effet important ôcgénéral des mêmes phénomènes. C’est le mouvementcommun de la mer d’Orient en Occident, qui forme uncourant très-senfible entre l’Afrique ôc l’Amérique ( Hydro-graphie du P. Fournies , pag. 460). II y a auíïi une élé-vation des eaux. qu’on assure être toujours plus hautes à lacôte orientale de l’Amérique qu’à la côte occidentale.L’un ôc l’autre font une fuite des marées ; car le sphé-roïde aqueux, transporté vers l’Occident par le mouvementdiurne , est retenu & accumulé fur la côte orientale del’Amérique, d'on il ne peut revenir qu’en partie, ôc très-lentement par un courant opposé qui s’établit probable-ment dans le fond de la mer, ôc l’eau de la superficiene revient baigner les côtes occidentales de l’Afrique &de l’Europe , que par le poids naturel des eaux quiretombent après avoir frappé les côtes de l’Arnérique.
II en est de même dans la mer du Sud ; les eaux arrê-tées par le continent de l’Asie, retombent naturellementvers les côtes du Chili, du Pérou ôc du Mexique ; maiselles ne peuvent y former une intumescence aulïì grande,& une élévation aussi considérable que celle qui se faitsur les côtes du Brésil, ôc dans le golfe du Mexique ,où les eaux arrivent avec abondance , entraînées par la forcedes attractions lunifolaires. II faut voir au sujet des cou-rans, le Mémoire de M. Daniel Bernoulli, dans le sep-tième volume des pieces qui ont remporté les prix del’Académie.
240. Mac-Laurin \ dans la piece qui remporta leTome IV. Q q