ET DU REFLUX DE LA MER; ^
la citerne seroit remplie ; il en tire l’explication de cer-taines fontaines intermittentes ; « car , dit-il , lorsqu’il se» rencontre sur de semblables rochers , & dans des fonds» considérables de grandes quantités de neiges qui se fon-
dent en été à la seule chaleur du soleil, on remarque*> de grands écoulemens de seau de quelques fontaines» pendant quelques heures d’un même jour, & même à» plusieurs reprises. Si le soleil ne donne sur les neiges» qu’à quelques heures différentes de la journée, le reste» du temps ces neiges étant à sombre des pointes des» rochers, elles ne peuvent pas se fondre facilement ; c’est» sans doute la raison de ce qu’on a rapporté, qu’il y avoit» des fontaines au milieu des terres, qui avoient un flux» & un reflux comme la mer ( Mém . de l’Acad. 1703 ,v pag. 61 ). II fera aisé, ajoute M. de Fontenelle, d’i-» maginer des causes des fontaines extraordinaires dès» que son en saura les circonstances en détail. La plus» grande difficulté est d'en avoir de bonnes relations, ôc» bien purgées du faux merveilleux que les traditions» populaires y ajoutent toujours » ( Histoire de l'Acad.l 7°S ? pag. 6 ).
M. Deflandes, ancien Commissaire de la Marine, connupar son histoire critique de la Philosophie, & par unRecueil de traités de Physique , avoit rapporté commeun fait très-singulier , & dont on cherchoit s explication,que le puits de Plougastel, situé dans la rade de Brest ,avoit la propriété singulière d’être plein quand la merétoit basse, 6c vide quand elle étoit haute; mais M. de Cour-celles, Médecin de la Marine à Brest , s'y est transportépour vérifier le fait ; il s’est assuré que ce puits est abso-lument indépendant du flux & du reflux de la mer, oudu moins toujours plein, à-peu-près à la même hauteur,quelle que soit la hauteur de la mer ( Journal des Savans ,Janvier 1772 ).