Variation!
fontaines.
zo8 TRAITÉ DU FLUX
un même jour, souvent à un quart-d’heure ou une demí-heure de distance, & on les ap^erçoit sur-tout aux deuxextrémités du lac, à l’entrée ôc a la sortie du Rhône. M.Jallabert les attribue aux fontes des neiges, qui grossissentle Rhône : alors ce fleuve pousse les eaux du lac à droiteôc à gauche. De même, lorsque l’Arve est grossie , elleretarde le cours du Rhône à fa sortie de Geneve, le faitgrossir, ôc produit un effet semblable dans la partie infé-rieure du lac ( Hi(ì. de l'Acad. 1742 , p. 28 ).des 11 y a un puits à Boyaval , près d’Aire , qui dé-borde dans certains temps (M. Buc-Ho^, la nature con-sidérée fous ses differens aspects , tom. IV, 1774 , lettre
La Fontaine de Fontestorbe, dans le Diocèse de Mire-poix, dont parle M. Astruc dans ses Mémoires fur l’His-toire Naturelle de la Provence ôc du Languedoc, est in-termittente dans Tété , lorsqu’il fait sec : M. Astruc l'ex-plique par l’expérience des Syphons ( Anciens Mèm. del’Acad. tom. II, M. Buc-Hoq , lettre 9; ).
II y a une fontaine salée en Franche-Comté qui a unreflux , dont parlent MM. Borelli ôc de la Hire ( AnciensMèm. de l’Acad. tom. II).
Une fontaine en Pologne, qui croît ôc baisse suivantle cours de la lune ( Collection académique , tom. I, pag.298 ).
Une autre fontaine à flux ôc à reflux , dont parle M.Courvoifler ( Collection académique , tom. VI, pag, 25 1 ,Philos Trans. 1 66$ , n°. 7 , 1 69; , n°. 204 ).
La fontaine de Varains, près de Saumur , s’arrête deuxfois le jour ; mais comme cela arrive à la même heure,il n’y a rien qu’on puisse rapporter à la cause des marées( Fournies, pag. 47Z ). II y en a une pareille dans le Bugeyfur les bords du Rhône.
M. de la Hire , dans un Mémoire fur l’origine desfontaines, observe que le rocher de la Sainte-Baumeen Provence, étant tout fendu ôc crevassé , la pluie ypénétre avec facilité à 67 toises de profondeur, ôc y formeune très-belle citerne , qui feroit eníìn une fontaine quand