Band 
Tome quatrième.
Seite
317
JPEG-Download
 

ET DU REFLUX DE LA MER. 3,7

pour avoir le temps vrai de la pleine mer qui fuit ce passage.Cela suppose que *l’heure du Port est aussi celle de lapleine mer, quand le passage au méridien est o h o ', cequi n’a lieu que quand la nouvelle lune arrive à midi.

Le même précepte se trouve dans les Elémens de Na-vigations de Robertson , qui est le livre classique desNavigateurs Anglois ( tom. I, pag. 374 , tom. II, pag.399 , dans ceux de la Caille, édition de 1769, p. 178),quoique ces deux Auteurs ne s’expliquent pas assez pourqu’on puisse juger de la maniéré dont ils ont consi-déré la difficulté qui nous occupe. M. Pingré dit positi-vement dans son Etat du Ciel pour 1754., P a g- *79»que l’heure du Port est le nombre d’heures qui s’écouleentre le passage de la lune au méridien ôc la pleine mer.

La seconde méthode de M, Pingré, dans son Etat duCiel pour 1757, pag. 211 , revient encore au même;ainsi je crois qu’on doit entendre pour l’heure duPort le temps vrai de la pleine mer, quand la nouvellelune est arrivée au moment du midi précédent.

Cependant M. l’Evêque, dans son excellent Ouvragedu Guide du Navigateur , publié à Nantes en 1779 , pa-roit avoir suivi la méthode de M. Caffini. Depuis la nou-velle lune arrivée à midi, jusqu a la marée de S. Maloqui arrive à 6 heures , il y a 12' de retardement (o\i 8,suivant la Table ). M. l’Evêque , p. 574, prescrit d’ajouterces 8', ôc l'on auroit L' ; mais il faut avoir 6 h o' quiest rétablissement du Port ; cela prouve donc qu il sup-

f >ose la nouvelle lune à l’heure de la pleine mer ; alorse soleil est à 6 h du méridien, ainsi que la lune, ôc lamarée est à 6 heures.

En effet, lui ayant demandé quel étoit l’usage desMarins les plus instruits , ôc son avis particulier à cesujet; il s’explique ainsi dans fa lettre du 20 Janvier 1780.

« L’heure de la haute mer, étant variable le jour même» de la syzygie , suivant que cette phase arrive à diffé-» rentes heures du jour, l’équation pour les autres ma-» rées , dépendant de leur distance à la syzygie , il me» paroît naturel de supposer le phénomène de compar