ET DU REFLUX DE LA MER. zi-de 7' ; car quand la fyzygie arrive à midi, la lune passe7' plus tard au méridien , que quand elle arrive 3 h { aprèsmidi, & la marée arrive parconséquent plus tard, puìf-qu’elle dépend du passage au méridien. Peut-être cetteconsidération pourroit expliquer une partie des différencesqui se trouvent entre les nombres de la Table suivante,employés dans différens ouvrages ; mais la majeure partiede ces variantes, vient fans doute de Timperfection desObservations.
248. Si l'on veut avoir l’heure de la marée avecexactitude , en supposant rétablissement bien connu ,il faut prendre dans une Ephéméride le passage dela lune au méridien pour Paris , le réduire au lieudonné ( Astron. art. 100?) , y ajouter rétablissement duPort, & y appliquer la correction de la Table (pag. 63 ),& I on aura le temps vrai de la pleine mer.
Si l’on connoît le jour & l’heure de la fyzygie, ou de laquadrature la plus prochaine, on employera la Table dela page 6p.
C’est au passage de la lune par le méridien, ou à l’heure dela phase dont il s’agit, que je rapporte la marée ; car jepense, par les raisons exposées ci-dessus, que pour cal-culer la marée par la situation de ia lune, il ne faut pasavoir égard à l’intervale écoulé depuis le passage au mé-ridien jufqu’au moment de la pleine mer, ou à l’établifsement, c’est-à-dire 2 la quantité du retardement total ,parce que la mer , pendant tout ce temps-là, ne faitqu’obéir à l’impulfion reçue (art. 174). En effet, quandla lune est pleine au Havre, elle est basse à Brest ; cen’est donc pas l’esset actuel de la lune qui l’éleve auHavre, c’est; celui qui avoit lieu quand la lune passoitau méridien ; c’eô donc à l’heure de ce passage qu’il fautcalculer la situation de la lune (art. 75 ), en remontantmême encore 3 6 heures plutôt, par la raison que nousavons expliquée ( art. 60 ).
249. Lorfqu’on n’a point d’Ephéméride pour y prendrei’heure du passage de la lune au méridien, on peut yíùppléer à-peu-près par le moyen des épactes.