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Tome quatrième.
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352 ORIGINE DES CONSTELLATIONS

L’origine de l’Astronomie se perd dans l’obseuritédes lìecles, íôc tous les monumens qui nous restent del’antiquité la plus reculée , supposant cette science déjaexistante. Le:s livres d'Homere, d’Hésiode ôc de Job,contiennent les noms de plusieurs constellations, & lescaractères astronomiques se trouvent gravés fur ces obé-lisques fameux, que l’Egypte élevoit long-temps avantque l’Europe fùt sortie des ténèbres de la Barbarie ; demaniéré qu’il est aulli difficile d’affigner un temps oùcette science n’existât pas, que de fixer Tépoque de fanaissance.

Séneque prétend que l'Astronomie des Grecs précédolttout au plus de 1500 ans le siecle où il vivoit; mais Sé-neque ne devoit pas ignorer que la Grece ne fut jamaisle berceau de cette science, 6c que les premiers Astro-nomes Grecs avoient puisé en Egypte, en Phéniciè ôcen Caldée, le peu de connoissances astronomiques qu’ilsayoient. L’aurore des sciences dans la "Grece, étoit enOrient le déclin d’un beau jour. Les Grecs ôc les Ro-mains, de qui nous tenons les lettres ôc les sciences, étoient

f eu astronomes ; ôc fans s’occuper à remonter jusqu’àorigine de l’Astronomie, ils ont fixé ses commencemensà l’époque ou ils l’ont reçue des maîtres du monde savant,semblables à peu-près à celui, qui, placé au centre d’unevaste plaine , fixeroit les limites de l’Univers à son horizon ,qu’un homme plus instruit ne regarde que comme le termede fa vue.'

Pour nous, qui sommes persuadés que PAstronomie estnée du besoin de Phomme, ôc quelle est liée aux travauxdes nations agricoles, nous la ferons suivre de près l’in-vention des autres arts; ôc nous croyons que,dèsqu’onsuppose des peuples instruits , sous des empires florissans,tels que l’ont été dès la plus haute antiquité, les Chinois,les Indiens, les Perses, les Medes , les Assyriens, lesBabyloniens ôc les Egyptiens, on doit conclure que lanécessité de partager 6c de régler le temps , a dû donnernaissance de bonne heure au Calendrier, ôc à la distri-bution des Cieux, chez quelques-unes de ces nations savantes.

Mais