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Tome quatrième.
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ET DES F ABLES. 3 U

Mais on se demande d abord si chacun de ces peuplesa eu une Astronomie, distinguée de celle des autres ; ôc onverra dans la fuite qu’ils l’ont tous reçue dune sourcecommune. II s’agit donc de savoir quel sut le peupleinventeur , ôc quel ctoit Pétât du Ciel lorfqu’on en fitla premiere distribution , ou du moins celle qui estparvenue jusqu'à nous.

Plusieurs peuples semblent prétendre à la gloire del’invention : les Caldéens ôc les Egyptiens ont parudans l’antiquité y avoir le plus de titres, ôc M. de laLande se détermine pour les Caldéens (dflr. art. 280). Ona voulu aufii leur associer les Indiens , ôc même lesChinois ; effectivement, on trouve chez ces derniers peu-ples des traces d’une Astronomie , au moins aussi ancienneque celle des Caldéens ôc des Egyptiens. Pour nous, quine croyons pas que ce que les Historiens rapportent furPantiquité de l’Astronomie de ces différons peuples, soitfusillant pour fixer nos idées fur l’époque précise de soninvention , nous chercherons dans les Constellations elles-mêmes > un moyen de fixer nos incertitudes à ce sujet,& l’on verra que c’est à l’Egypte que l’on doit l’ori-gine des Constellations.

Nous partirons pour cela d’urre supposition fort natu-relle ; c’est que les figures qui désignent les Constellationsont dû dans l’origine, signifier quelque chose, chez despeuples, ôc dans des siécles où l’écriture savante étoittoute hiéroglyphique. Les noms qu’on leur donna ont dûêtre relatifs aux phénomènes qu’elles offroient, comme leremarque très-bien M. Court de Geblin ( Monde Primitifstom. IV, pag. 66 ). Si les Astérismes, où les assemblagesd’étoiles désignés par des figures d’hommes ôc d’animaux,avoient seulement une ressemblance éloignée avec lesfigures qu’on y a tracées, il seroit assez simple de croirequ’on n’auroit cherché par-là qu’à distinguer les Constel-lations , ôc à classer les différons grouppes d’étoiles. Maiscomme il est absolument impossible d’y trouver aucuntrait de ressemblance, on est naturellement porté à leurprêter un sens, ôc à y reconnoître du dessein; d’autant

Tome IV. Y y