z<§4 ORIGINE DES CONSTELLATIONScette différence n’est qu’apparente ; ôc comme nous avonsretenu le nom du Capricorne, & oublié le Poisson; lesBrames ont retenu le nom du Poisson , ôc oublié le Capri-corne , quoique ces deux emblèmes eussent été inséparable-ment unis dans l’origine , & placés dans la division où nosípheres peignent le Capricorne amphibie ; souvent mêmeles Perses l’appellent comme nous, Capricorne, en PelhviNaki , suivant M. Anquetil ; d’autres I on peint amphibieCapricornus e(l S'iqus & JtfjLopQo'i narri pars Caper &jl , pars piscis( Scaligcr in apoiclejin. Mandii , iti Lib. 2 *^, r. 254).
Je dis plus ; le nom de Macaram n’est point un nom-de la langue Brame ; c’est un nom Grec altéré par les.Brames ; en voici la preuve : le Poisson qui est uni auCapricorne est celui que les Egyptiens honoroient fous lenom d’Oxirinque , ou le poisson, comme dit Plutarque ,acuto rojlro. C’est lui, qui, en Egypte, étoit regardé commele génie précurseur des eaux, ôc la cause du débordementscomme on peut le voir dans ma premiere lettre ( Journaldes Savans, 2 vol. Juin 1779 ).
Or, cette espece de Poisson est celui que les Latinsappelloient Gladialus , ôc les Grecs Alacaíra ou Epée , c’estìeTheut dont parle Plutarque. Cet Auteur ( Apophthegmes,pag. 185 ) compare les habitans d’Eretrie à ce poisson, quia une épée, ôc qui n’a pas de cœur. Telle est précisé-ment la forme du Poisson, peint avec le Capricorne dansle Zodiaque Indien des Transactions Philosophiques-; l’infcpection feule de ce monument prouve la vérité de. monétymologie. Ce n’est pas le seul mot de la langue Brameque j’aie reconnu pour une altération manifeste de nomsgrecs ôc latins, ou plutôt d’une langue primitive , d’oùces deux langues out été formées. Ainsi l’union du Poissonau Capricorne n’a rien de bizarre. Elle a dû être, consé-quemment à nos principes, ôc à l’origine primordiale qu©'nous supposons à la sphere.
Pendant le second mois , ou lorsque le scîeil par--«ourt le signe qui suit immédiatement le signe solstitial,,î’inondation augmente ôc arrive à son plus haut degré^intumescence, L& débordement du Nil fut regrésent^