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Tome quatrième.
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ET DES FABLES. 3^

«Jans les cieux par un génie à figure humaine, tel quonpeignoir les Dieux des fleuves, appuyé fur une urne, dfort un fleuve :

Ille quoquc inflexá sontem qui projicit urnaAquarius* ManiJ. Liv. IV, ».

Cest ainsi que dans nos sphères on peint le Verseau; 6cle caractère abrégé de ce ligne fut un courant deau, ôceut cette forme Dans dautres planisphères, tels quele planisphère Egyptien, conservé dans PÓEdipe de Kirker,-on voit au lieu de lhomme ou du Verseau, une urne ;percée de mille trous, ôc d leau séchappe abondam-ment de toutes parts : image assez naturelle cTun déborde-ment. Auífi dans la distribution qui fut faite de la terrepar aspects célestes , le signe folstirial, ou le Cancer, fouslequel le Nil commençoit à fe déborder dans les derniersâges, fut affecté à lEgypte , comme nous savons vu plus ;haut : Nilusqiu tumejccns in Cancrum ; mais on lui attributsuffi Je Verseau, comme génie tutélaire.

'S c d juvcnis nudos formatus mollìor ArturjEgyptum ad ., . . vicina O siquarius arva recedit.

Manil, Liv. IV, v. 7,5.

Dans le Zodiaque Indien des Transactions Philosophiques ^on voit simplement une urne. Ce symbole revient aumême ; en effet, un vase destiné à contenir Peau , putêtre très-bien pris pour le symbole de Peau ; 6c il a étéeffectivement le' symbole du débordement chez les Egyp-tiens , suivant le témoignage dHor-Apollo : Nilum txun--dantcni JEgyptii pingentcs pingunt tics hydrias , Liv. I,chap. 2 >. Le même Auteur dit quon le peignoir auílìsous Pemblême dun Lion , à cauíe que linondation arri--voit fous ce ligne : & Plutarque ( d& 1 /ìde , p. z66. ), ditque les Egyptiens adoroient le Lion, ôc peignoient fa figure-fur les portes de leurs temples, parce que le débordementdu Nil arrivoit fous le signe du Lion. II est évident que ce der*-gíer emblème est celui des âges postérieurs, ou du temps-