z66 ORIGINE DES CONSTELLATIONSauquel le Lion se ftouvoit près du Solstice d’été. Maislì la constellation du Lion, ligne que parcouroit le Soleillors du débordement, fut prise pour symbole de ce mômedébordement, l’Astronomie Egyptienne fut donc liée avecl’état de la terre ôc du Nil en Egypte; ôc lorsque dansPorigine on établit ces rapports entre le ciel & la terre,il n’est pas étonnant qu’on ait destiné un homme qui verseun fleuve, une urne percée, ôc dont seau se répand, onmême simplement, ce qu’ils appelloient vas aquarium ,pour en faire la division du Zodiaque, où étoit le solejlpendant le fort de l’inondation. Les Grecs rappellentCalpe , fume ; les Latins amphora ôc urna ; les indienscoumbum , cruche ; ôc en Pelhvi dd ou dol, le seau ; c’estle dèlu des Arabes, le dolïum des Latins, ôcc. Les troisvases dont parle ici Hor-Apollo, font aux trois décanadu ligne :
Quai partes décimas dixere décanta pentes,.
Manilius, Liv. IV , v. 2,4.
C’est ainsi que fur les Obélisques qui font à Rome, leTaureau équinoxial se trouve répété souvent trois fois,austi bien que le vautour céleste, génie du printemps ; onmettoit trois épis dans le ligne de la Vierge , & on pei-gnoir trois Béliers dans la case, ou le signe du Bélier ; c’estce qu’on vo.it en Egypte dans une grote qui représenteles sacrifices de l’équinoxe fous le Bélier. Les sacrifica-teurs font placés vis-à-vis d’un bûcher, composé de troispiles de bois, il y a dix morceaux à chacune , nombre égal àcelui des degrés de chaque signe, ôc fur chaque pile estun petit Bélier. Les Prêtres touchent du bout du doigtl’extrêmité des rayons solaires, ôc reçoivent le feu sacré( Montfaucon , 2 vol. Supplément après la planche 51 ).Ainsi cette triple répétition du même symbole, ou du vasaquarium , prouve encore que c’est ici un emblème astro-*nomique , relatif à un des signes du Zodiaque, divisé entrois parties. C’est austi ce qui fait dire aux Perses dansleur Cosmogonie ou Boundesh , qu’il y a des astres à troiscorps, tels que Tasclner; ôc la Mythologie grecque admet