z 8 0 ORIGINE DES CONSTELLATIONS
le Lecteur. Le travail que nous avons nous-même en-trepris fur la Mythologie, que nous expliquons par l’Astro-nomie, suppose toujours le Lion au solstice cPété , ôc leTaureau à Péquinoxe de Printemps; ôc les solutions desFables auxquelies nous avons appliqué cette nouvelle clef,nous ont constamment donné le même résultat, ainsi quetous les monumens. Hercule se repose sur la peau du'Lion, ôc les Egyptiens mettoient le trône d'Horus fur leLion. Hor-4polln , Liv. I, ch. 17 .
Cette antiquité de l’Astronomie une fois établie , voicile raisonnement que nous faisons. La Balance ôc l’Ecre-visse ont été dans Porigine destinées à peindre, lune unéquinoxe , l’autre un solstice. C’est le sens le plus naturelque nous puissions donner à ces deux emblèmes, ôc c’eítcelui qu’on leur a toujours donné jusques ici. Leur dis-tance respective, ou í’intervalle de po° qui les sépare,confirme encore cette conjecture. Ils ont donc occupécette place originairement. La question se réduit à savoirà quel équinoxe ou à quel solstice ils ont été d’abordglacés. Ce n'est point, comme nous venons de le voir,a l’équinoxe d’automne ni au solstice d’été qu’ils ont étéprimitivement , puisque l’Astronomie ôc 1 invention duZodiaque, est antérieure au temps où ils ont occupé cepoint. C’est donc à l’équinoxe de printemps ôc au solsticed’hiver, qu’ils ont été placés, à l’époque de Pinventiondu Zodiaque. Us étoient tous deux symboles parlans, Pu nde l’égalité des jours ôc des nuits, l’autre du mouvementrétrogradé du soleil; ôc cependant il sut un temps où ilsne ponvoient s’accorder avec ce double phénomène. Donc,s’ils s’y étoient accordés autrefois, ce n’est qu’en remon-tant fort loin qu’on parviendra a voir ce qu’ils ont dù né-cessairement signifier dans l’origine. Or, en les rétablissantdans la place que la précession leur a fait quitter, le Zo-diaque entier devient un Calendrier de l’Egypte, ôc lapeinture naturelle de l’état du ciel ôc de la terre dansce pays. Donc il a été inventé chez ce peuple , ôc dansl’époque unique où il convient à ce climat.
On voie qu’en partant de la supposition la plus sim-*